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Libramont : quand la terre vaut de l’or, elle devient refuge
Fil d’infos  •  29 juillet 2014  •  Agriculture

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Le prix de certaines terres agricoles flambe par la faute d’investisseurs étrangers au secteur. Des associations annoncent la création d’une plate-forme pour sensibiliser le monde politique et tenter d’enrayer la machine.

Quarante-six millions d’hectares sur un an… Le chiffre, hallucinant, traduit le niveau d’accaparement de terres agricoles par des sociétés soucieuses de rendements financiers d’un genre nouveau. Il ne s’agit pas de les soustraire à la culture ou à l’élevage mais d’en prendre le contrôle pour en tirer du bénéfice.

Le phénomène, longtemps caractéristique des pays en voie de développement, fait son apparition en Europe de l’Ouest. Des sociétés d’investissements et des fonds de pensions se muent en grands propriétaires terriens, y voyant une nouvelle occasion de spéculer. Si en Belgique, le phénomène ne se mesure qu’en centaines d’hectares, pour les défenseurs du monde agricole c’est déjà trop. À l’occasion de la foire de Libramont, une demi-douzaine d’associations a annoncé le lancement d’une plate-forme de sensibilisation.

Un tournant

« La crise de 2008 représente un tournant, dit Vanessa Martin de l’ASBL Terre-en-Vue. Alors que la bourse perdait tout d’un coup de son intérêt, les terres agricoles sont devenues des valeurs refuges. » Conséquence, dans certaines régions, les prix sont montés en flèche. Avec une double conséquence. D’une part des (jeunes) agriculteurs se trouvent incapables d’investir des sommes folles pour acquérir leur outil de travail. D’autre part, ils voient grimper les prix de location. Car si des grands groupes financiers investissent, c’est évidemment pour en tirer un rendement locatif.

« Ils veulent 1 %, ça peut paraître peu mais c’est beaucoup plus élevé que le bail à ferme légal », dit Philippe Duvivier, président de la Fugea (Fédération unie de groupements d’éleveurs et d’agriculteurs). Lorsque la terre atteint 35.000 ou 40.000 euros l’hectare, 1 % ça représente 350 à 400 euros de location par année alors que le bail à ferme légal fixe les montants à 200-250 euros ».

Lire la suite de cet article d’Eric Burgraff paru dans le journal Le Soir en cliquantici.




 
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