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« Plan Galant » : une meilleure utilisation des moyens du groupe SNCB. Reste à rendre le rail attractif !
15 juillet 2015  •  Infrastructures mobilité  •  Transport en commun

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Le rail belge est confronté à deux défis majeurs : améliorer son efficience et accroître son attractivité. La vision stratégique présentée ce jour par la Ministre Galant en Commission Infrastructure de la Chambre répond au premier défi en insufflant du changement au sein du groupe SNCB.

IEW soutient la Ministre dans sa volonté d’optimiser les investissements : analyse coûts-bénéfices des projets, application pluriannuelle de la clé 60/40, fin des gares pharaoniques et des infrastructures démesurées (jonction nord-midi). IEW rejoint également la Ministre sur la nécessité de moderniser et d’améliorer la gestion des ressources humaines (objectivation du recrutement et des bonus des managers, meilleure utilisation des compétences existantes en interne, flexibilisation du temps de travail, ou encore création d’une académie du rail).

Pour améliorer l’attractivité du rail, IEW attend cependant :
-  que ce plan d’efficience soit accompagné d’objectifs concernant l’offre de transport (fréquences, amplitude horaire, schéma d’exploitation, orientation de l’offre en « nœuds de correspondance »), qui permettront ensuite de déterminer les besoins en matériel roulant et en adaptation de l’infrastructure, au-delà de l’échéance – trop courte – de 2019 ;
-  qu’un avenir soit assuré pour les lignes de desserte locale par une réduction de leurs coûts d’exploitation (révision de la redevance d’infrastructure, « one man car » sur certaines liaisons, matériel roulant adapté) et leur intégration dans un réseau intermodal. Ces pistes pourraient être rapidement testées sur certaines lignes pilotes ;
-  que des objectifs de transfert modal précisent les parts de marché que le rail doit conquérir sur la route.

Reste une question fondamentale : ce plan n’aura un impact budgétaire qu’à moyen ou long terme. Or, les économies colossales (3,066 milliards € d’ici à 2019) demandées au groupe s’appliquent dès 2015. Avant d’envisager une augmentation des recettes par une hausse des tarifs, le « tax shift » étudié par le gouvernement fédéral est une occasion unique de briser un tabou de plus : celui de contribuer au financement de la politique ferroviaire par une révision de la fiscalité sur les voitures de société, qui représentent, chaque année, 3,4 milliards € de déficit pour l’Etat belge.

Contact : Céline Tellier, Chargée de mission Mobilité, 0473/57.79.76, c.tellier@iew.be




 
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