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Ça bosse, chez IEW !
Véronique Hollander  •  4 juillet 2013

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Chaque mois, nous vous donnerons des nouvelles de 5 projets ou actions menés par IEW, sous forme d’appel à participation, de regards dans le rétro (suivi des conseils associatifs, pôles de compétence, visites...) ou d’informations (avancées de certains dossiers...). Au programme de ce mois : compensation écologique, SNCB, Tihange, formations en aménagement du territoire et Nuit de l’Obscurité.

Réflexion collective sur la compensation des atteintes à la biodiversité. - par Virginie Hess

En Wallonie, de nombreux secteurs (éolien, carrière, mobilité, aménagement du territoire) ont recours à la compensation écologique sans qu’aucun cadre normatif ne précise clairement les modalités de cette pratique. En effet, les mécanismes de compensation des impacts négatifs de plans ou projets prévus par la loi sur la Conservation de la Nature ainsi que dans le CWATUPE ne définissent pas la notion de compensation et n’en balisent pas les caractéristiques essentielles.
Faute de cadre méthodologique clair, de suivi de terrain et de contrôle, la qualité des mesures prises ainsi que leur application, leur efficacité et leur pérennité ne sont pas toujours garanties.
Si certaines associations pointent du doigt une série de dysfonctionnements liés à l’application des mesures compensatoires et dénoncent l’absence d’un cadre général et cohérent en Wallonie, d’autres ne se sont pas encore réellement emparées de la question.
Dans ce contexte, la Fédération Inter-Environnement Wallonie a souhaité entamer une réflexion sur les pratiques compensatoires en Wallonie, les obstacles rencontrés et les solutions envisagées, avec l’ensemble des acteurs concernés (associations, entreprises, académiques, bureaux d’études, administration, agriculteurs, etc.).
Un groupe d’experts constitué d’une quinzaine de personnes a ainsi été mis en place afin d’effectuer une première exploration du sujet. Y sont rassemblés les représentants de cinq associations membres d’IEW (Natagora, Faune et Biotope, Solon, Fondation wallonne pour la conservation des habitats, Environnement Dyle), la Fédération des Energies Renouvelables (EDORA), la Fédération Wallonne de l’Agriculture, la Fédération des Industries Extractives de Belgique (FEDIEX), l’Administration Régionale de la Nature et des Forêts (DNF) ainsi que deux juristes spécialistes en droit de l’environnement et de l’urbanisme.
Si le groupe d’experts y trouve un intérêt, la construction de cette expertise partagée pourrait déboucher sur l’élaboration de revendications communes à porter auprès du politique.
IEW organisera ensuite un Conseil associatif au cours duquel elle présentera à ses associations membres les résultats des travaux du pôle de compétence. Ces dernières seront ensuite invitées à se positionner sur la mise en œuvre des mesures compensatoires en Wallonie.

SNCB : Plan pluri-annuel d’investissement... PPI de son petit nom - par Céline Tellier
Le rail en manque d’argent ? Sans doute. En manque d’investissements pertinents ? Certainement ! A l’heure où les Régions rédigent leur avis sur le projet de Plan pluriannuel d’investissement (PPI 2013-2025) du groupe SNCB, le Ministre wallon de la Mobilité a lancé, via son administration (cellule ferroviaire), une consultation de la société civile sur le sujet.

Que penser de la proposition actuellement sur la table ? Comment faire des choix budgétaires judicieux, réfléchis sur le long terme, pour améliorer la qualité et la fiabilité du service ferroviaire ? Et quels sont les projets d’investissement les plus porteurs pour la Wallonie ? C’est à ces questions fondamentales que la Fédération s’attelle depuis plusieurs mois. Elle a envoyé le résultat de ses réflexionsà l’ensemble du Gouvernement wallon.

Après 10 mois d’arrêt, le réacteur de Tihange 2 a été redémarré, ce vendredi 7 juin à 16h15 - par Cécile Deschoutheete

Le redémarrage s’est effectué sans problème. Ouf ! Mais à quand les prochains problèmes et de quelle ampleur ? Pour rappel, les réacteurs Doel 3 et Tihange 2 étaient à l’arrêt suite à la découverte de fissures dans les cuves. Après avoir demandé des tests complémentaires à Electrabel, l’AFCN a jugé le 17 mai dernier la démonstration satisfaisante et a donné son feu vert au redémarrage.
Pour IEW, il s’agit d’une décision irresponsable. Etant donné la densité de population autour de nos centrales nucléaires, on ne peut se permettre le moindre doute quant à la fiabilité des cuves car les conséquences seraient ingérables. Or, le doute existe.
Si les fissures sont présentes depuis la fabrication, les experts ne peuvent expliquer pourquoi les rapports d’inspection du fabricant ne les mentionnent pas. Les techniques de l’époque permettaient de détecter ces défauts. D’autres éléments de cuves ont été rejetés pour cette raison.
D’après la spécialiste en résistance des matériaux, Ilse Tweer, les experts n’ont pas étudié toutes les causes possibles de la présence de ces défauts alors que certaines pourraient expliquer leur apparition après le forgeage.
L’AFCN constate qu’il existe des incertitudes quand à la capacité des techniques d’inspection à détecter tous les défauts mais un programme de qualification complet ne sera réalisé qu’après le redémarrage des réacteurs !
De même, la représentativité des échantillons utilisés, un élément de générateur de vapeur également « microfissuré », n’est pas avérée. Le matériau ne présente en effet pas les mêmes caractéristiques que celui des cuves, irradiées depuis une trentaine d’années. L’AFCN demande une étude des propriétés des matériaux sur des échantillons irradiés après le redémarrage des deux unités.
On ne peut aussi que s’étonner que l’AFCN ne demande une inspection de suivi des cuves que lors du prochain arrêt de Tihange 2 et pas pour les arrêts suivants.
Par ailleurs, IEW regrette que la décision de redémarrer les 2 réacteurs « fissurés » le fait de l’AFCN, le gouvernement ayant seulement « pris acte » de cette décision. Si la décision nécessitait bien évidemment l’évaluation de données techniques objectives, du ressort de l’AFCN, l’appréciation du risque nucléaire est une question de société qui aurait donc dû être débattue en gouvernement et au Parlement. Le gouvernement a une raison d’ordre juridique pour justifier sa non-décision à savoir que le permis d’exploitation des deux centrales n’ayant été ni suspendu ni retiré, dans le cadre du permis d’exploitation en cours, la décision du redémarrage était du ressort du régulateur indépendant. On ne peut qu’être étonné que la découverte de milliers de fissures dans la cuve fasse partie de l’exploitation « classique » d’une centrale nucléaire surtout quand de facto les réacteurs incriminés ont été maintenus à l’arrêt pendant près d’un an. Cette petite entourloupe juridique n’enlève en rien, aux yeux d’IEW, la responsabilité du gouvernement dans cette décision, même s’il a choisi de la laisser à des experts… Dommage pour la démocratie !
Envie d’en savoir plus ? Notre dossier "les non-dits" du nucléaire est en lecture libre sur notre site

Formation en aménagement du territoire - par Hélène Ancion

Nos formations en aménagement du territoire ont commencé leur saison 2013 à Namur avec un passionnant débat de trois heures, le 27 mars dernier, "Pourquoi faire partie d’une CCATM ?".
Après ce lancement en force, deux formations longues de deux jours consécutifs ont eu lieu en mai, à La Louvière et à Marche-en-Famenne.
Les participants ont apprécié ces deux journées d’immersion dans la matière complexe de l’aménagement du territoire. Ils ont beaucoup appris de la confrontation sympathique avec d’autres passionnés. En tant qu’animateurs, nous avons vraiment profité de l’expérience des praticiens et de la curiosité constructive des novices. Le point d’orgue était, à chaque fois, la sortie de terrain. Qui pourrait croire que tracer une carte sensible, en marchant, par tous les temps, dans un itinéraire qu’on connaît peu, soit aussi enrichissant ? Venez à notre prochaine formation, vous le constaterez par vous-même. Si vous n’êtes pas libre cette année, pas de souci : elle sera à nouveau au programme en 2014. En attendant, lisez la nIEWS qui partage notre mode d’emploi des cartes sensibles
Notre prochaine formations aura lieu les 11 et 12 juillet à Namur, salle du Chat à Sept Pattes, rue Saint-Donat à 5002 Saint-Servais.

Le calendrier complet des formations est ici

Nuit de l’Obscurité et pollution lumineuse - par Marie Roy

La prochaine Nuit de l’Obscurité aura lieu le samedi 12 octobre, les inscriptions sont ouvertes !
A cette occasion, Nous vous proposons de soutenir l’ASCEN en organisant une activité ludique de sensibilisation à la pollution lumineuse dans votre commune.

En Belgique, les éclairages artificiels, qu’ils proviennent de l’éclairage public, commercial, industriel ou résidentiel sont chaque année de plus en plus nombreux et toujours trop peu réglementés. Non seulement ils ont un coût énergétique exagéré mais ils amplifient également de façon dramatique le problème de la pollution lumineuse.

Saviez-vous qu’en plus d’occulter les étoiles de notre ciel, les éclairages nocturnes, souvent trop puissants, trop nombreux, mal orientés et/ou mal utilisés, peuvent avoir des impacts non négligeables sur les écosystèmes mais aussi sur notre santé, ne fût-ce qu’en perturbant la qualité de notre sommeil ?
Depuis 2008, l’ASCEN travaille avec IEW à interpeller sur cette pollution via la Nuit de l’Obscurité et à proposer des solutions concrètes pour la réduire en prônant un juste éclairage.

Parce que quelques images sont plus édifiantes qu’un long discours, ce petit film, produit et traduit en français par l’IDA :International Dark-Sky Association, explique en quelques minutes l’étendue de cette pollution grandissante et, surtout, les moyens simples pour la contrer en protégeant notre environnement.

Ce film sera mis à disposition de tous les organisateurs d’une activité autour de la Nuit de l’Obscurité pour une diffusion au public le soir de la NO. N’hésitez pas à le partager autour de vous ; pour autant que les sources soient mentionnées, il est libre de droits.




 
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