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Communes : le développement du vélo doit être une priorité
Noé Lecocq  •  14 septembre 2018  •  Mobilité douce

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A l’approche de la Semaine de la Mobilité et des élections communales, la Fédération Inter-Environnement Wallonie publie un cahier de recommandations pour une politique en faveur du vélo, de la marche et des autres modes de déplacement actifs.

Les communes sont en charge de 90% de la voirie wallonne (hors autoroutes). Elles représentent donc le principal niveau de pouvoir responsable de la mise en place des aménagements et infrastructures nécessaires au développement du vélo comme mode de déplacement quotidien. Si les mesures à mettre en place sont différentes selon que l’on se situe en milieu urbain, suburbain ou rural, dans tous les cas les besoins sont considérables.

A la veille des élections communales et à l’entame de la Semaine de la Mobilité, IEW, en collaboration étroite avec le GRACQ, pointe une série de recommandations permettant un réel effet levier en faveur de la mobilité douce. Les cinq mesures suivantes sont particulièrement prioritaires :

1. S’assurer des ressources humaines nécessaires, notamment par la formation des agents techniques des communes à la prise en compte du vélo et modes doux.

2. Développer largement des cheminements cyclables et piétons pratiques et sécurisés, avec un maillage fin du territoire communal autour des lieux de services (écoles, commerces, administrations, gares, etc.) et d’habitation.

3. Pour améliorer la sécurité, réduire de manière ciblée la vitesse automobile :

  • En milieu urbanisé, adopter la limitation à 30 km/h dans les quartiers résidentiels.
  • En milieux suburbain et rural, réduire la vitesse maximale autorisée de 90 à 70 km/h sur les routes présentant un potentiel cyclable. Limiter également à maximum 70 km/h la vitesse un kilomètre avant l’entrée en agglomération, de manière à créer une zone tampon et obtenir un meilleur respect des limites de vitesses au sein de l’agglomération.

4. Mettre en place des dispositifs de stationnement vélo sécurisés aux destinations cyclables, en particulier les nœuds de transport en commun.

5. Mesurer et communiquer sur la progression de la pratique du vélo dans les villes.

Des budgets suffisants doivent pouvoir être dégagés au niveau communal pour réaliser ces priorités. En complément, l’appui de la Wallonie est fondamental, non seulement en termes de soutien financier pour la politique communale cyclable et piétonne, mais aussi pour assurer la cohérence et la continuité des aménagements cyclo-piétons sur les voiries régionales qui traversent les communes. IEW recommande à la Wallonie de dégager rapidement un budget annuel minimum de 10 €/habitant (il est d’environ 5 €/habitant actuellement), pour entamer le rattrapage nécessaire en matière cyclable. A titre comparatif, on notera que la Flandre investit 18 €/habitant pendant que les Pays-Bas affectent 24 €/habitant à leur politique cyclable chaque année.

Le potentiel de développement du vélo en Wallonie est considérable. Sur la dernière décennie, le nombre de cyclistes a triplé à Liège et a même été multiplié par cinq à Namur. Il importe de sortir du mythe selon lequel le Wallon serait un être particulier, culturellement réfractaire au vélo. Une très large part de la population wallonne sait rouler à vélo, et une large part le pratique comme loisir occasionnel. Ce qu’il manque pour développer la pratique utilitaire quotidienne du vélo en Wallonie, ce sont avant tout des aménagements appropriés, qui donnent confiance et assurent un niveau de sécurité suffisant.

Le développement des modes actifs est un levier fondamental pour améliorer notre mobilité, notre santé et notre environnement : moins de congestion, moins de coûts énergétiques, moins d’émissions de CO2 et de polluants atmosphériques. Au final, une meilleure qualité de l’air et une meilleure qualité de vie.

Pièce jointe :
Note de recommandations pour une politique wallonne en faveur du vélo et autres « modes actifs » (IEW)

Contacts :
- Noé Lecocq, Inter-Environnement Wallonie : n.lecocq@iew.be – 0495/671.920
- Luc Goffinet, GRACQ Wallonie : luc.goffinet@gracq.org – 0485/927.897

La Fédération Inter environnement Wallonie (IEW) rassemble 150 associations membres, asbl ou associations de fait, actives en matière de défense de l’environnement. IEW promeut une transition durable à l’échelon local, régional, fédéral, voire européen. La fédération est indépendante de toute organisation politique, philosophique et religieuse.

Le GRACQ – Groupe de Recherche et d’Action des Cyclistes Quotidiens – représente les usagers cyclistes en Belgique francophone et défend leurs intérêts. Le GRACQ est une association d’éducation permanente, apolitique et sans but lucratif. C’est aussi et surtout une association citoyenne, composée à 99% de bénévoles.




 
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