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De belles perspectives et quelques applaudissements
Véronique Hollander  •  20 décembre 2013

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Au menu : financez vos projets avec le crowdfunding, découverte du centre de référence pour les circuits courts, des nouvelles de Varsovie et... une belle reconnaissance pour le travail "vision nature" auquel vous avez participé ! Bonne lecture.

Avez-vous pensé au financement participatif pour vos projets ? - par Laurence de Callataÿ

Le crowdfunding ou financement « par la foule » est un nouvel outil qui pourrait vous aider à réaliser à vos projets. Le financement participatif fait appel notamment aux dons des particuliers, des entreprises, des associations pour financer toute une série de projets artistiques, sociaux et environnementaux. Il fonctionne via des plates-formes internet sur lesquels les projets sont présentés durant 3 mois en général. Aux porteurs de projet (association, citoyen, collectif,…) de motiver leurs proches, leurs réseaux pour commencer à financer leur projet. Les moyens de communication par excellence sont les réseaux sociaux mais aussi les mails ou tout autre événement ou rencontre qui seront pour les porteurs de projet l’occasion de parler de son projet et sa récolte de fonds.
La fédération vous propose 2 soirées d’information pour d’une part vous présenter ce qu’est le financement participatif et d’autre part déceler dans vos projets et vos idées ceux qui ont le plus de chance d’être financé par ce moyen.
Rendez-vous

  • le jeudi 23 janvier 2014 à 19h à la Maison du Développement Durable, place agora 2 à 1348 Louvain-la-Neuve
  • le mercredi 12 février 2014 à 19h à Mundo-Namur, rue Nanon 98 à Namur, salle Arquet (1er étage)

A Varsovie : Trop is te veel ! - par Cécile Deschoutheete

A deux jours de la fin du sommet de l’ONU sur le climat qui se tenait à Varsovie en novembre, les principales ONG internationales ont décidé de quitter le sommet (http://www.iew.be/spip.php?article6068.), une première dans l’histoire de ces négociations. Tous les représentants des ONG et des syndicats belges présents à Varsovie se sont également joints au mouvement. Mot d’ordre : « polluter talk, we walk » (les pollueurs discutent, nous marchons). Nous avons ainsi voulu poser un geste fort pour dénoncer l’irresponsabilité des gouvernements dans ces négociations.

Celles-ci ont en effet été marquées par une absence de leardership, y compris de l’Union européenne. Les pays industrialisés, qui devraient en premier s’engager pour la cause climatique, sont venus « les mains vides » : sans mesures concrètes pour réduire davantage leurs émissions d’ici 2020 ni clarifications sur la manière dont ils comptent mobiliser les 100 milliards de dollars annuels promis d’ici 2020. Pire, l’Australie, le Japon et le Canada ont adopté une attitude très négative dans ces négociations. Face au manque flagrant d’ambition des pays industrialisés, les pays en développement ont évidemment été peu enclins à avancer sur un accord global contraignant « applicable à tous » qui devrait être conclu en 2015 à Paris (pour une analyse plus détaillée des résultats du sommet http://www.iew.be/spip.php?article6092).

Devant ce triste spectacle, les ONG ont estimé qu’elles n’avaient plus rien à espérer des négociations à Varsovie et qu’il était temps de tirer la sonnette d’alarme. En lieu et place, elles ont promis de se concentrer sur la mobilisation des citoyens : « Nous allons travailler à transformer nos systèmes énergétique et alimentaire au niveau national et international, et à reconstruire le système économique en morceau pour créer une économie bas carbone et durable avec des emplois décents et des moyens de subsistance pour tous. Et nous allons mettre la pression sur tout le monde pour réaliser cette vision. Nous reviendrons à Lima avec la voix des citoyens pour tenir nos gouvernements responsables d’un futur durable et juste. ». Alors au travail !

Présentation de la vision associative de la protection de la nature au colloque DNF du 14 octobre 2013. - par Virginie Hess

Chaque année à l’occasion du festival Nature Namur, le Département Nature et forêts organise un colloque sur une question liée à la gestion du patrimoine naturel wallon. Pour l’édition 2013, le thème retenu fut : La Nature dans les activités humaines : contraintes ou opportunités ?
Tout au long de l’après-midi, une série d’acteurs issus des sphères économiques, agricoles, touristiques, associatives, sont venus témoigner de la manière dont leur secteurs, leurs activités cohabitent, interagissent avec la nature.
La Fédération fut invitée à présenter la vision associative commune de la préservation de la nature telle qu’élaborée collectivement avec une quinzaine d’associations en 2012. Il s’agissait là d’une belle reconnaissance du travail réalisé par la Fédération et ses membres pour aboutir à un positionnement commun sur cette question et évaluer l’action du secteur dans le domaine. Un travail qui a mené à quelques remises en question et à l’appropriation, par une série d’associations, de nouveaux enjeux tels que la résilience des écosystèmes et la nécessité de se mettre dans une logique d’ouverture et de dialogue avec l’ensemble de la société.
Philippe Blerot, Inspecteur général du DNF a d’ailleurs clôt le colloque en évoquant cette notion de résilience des écosystèmes, notion centrale de notre vision associative.

Un centre de référence "circuits courts" - par Estelle Fierens

La fédération s’est investi depuis plusieurs mois dans un projet innovant et ambitieux : la création d’un « Centre de référence circuits courts ». Celui-ci a pour objectif de favoriser le développement des circuits courts en Wallonie dans les domaines alimentaires et non-alimentaires pour une économie la plus locale et équitable possible en vue d’une transition vers le développement durable.
Les projets qui rapprochent producteurs et consommateurs se multiplient, les initiatives pour les soutenir et les favoriser aussi. Il y a un réel engouement autour de cette « autre manière de consommer ». Les consommateurs sont de plus en plus soucieux de savoir ce qu’ils achètent et conscients que cet acte d’achat a de nombreuses répercussions sur leur santé, l’environnement et le maintien d’activités des producteurs et artisans locaux.
Si le consommateur évolue, c’est également toute une filière derrière qui doit se structurer pour relocaliser au maximum ses activités. On remarque une réelle évolution - certes à la marge - en ce sens au sein des différents acteurs de la filière (producteurs, transformateurs et distributeurs) mais c’est un parcours parsemé d’embuches. Le Centre de référence sera un outil qui aidera à en écarter certaines du chemin à parcourir.
En effet, la grande majorité des acteurs concernés par la notion de circuit court estimait qu’il manquait une structure permettant de centraliser l’information, les bonnes pratiques, les retours d’expériences et de dynamiser et faire des liens entre les acteurs de la filière en vue de renforcer, structurer et professionnaliser le secteur.
Le Centre de référence est soutenu par le Ministre du développement durable, Jean-Marc Nollet et le Ministre de l’économie, Jean-Claude Marcourt. C’est un projet de grande ampleur, porté par plusieurs partenaires complémentaires. La coordination (équipe de bientôt quatre personnes) est basée à l’Agence de Stimulation Economique à Liège. Et quatre référents circuits courts, partenaires privilégiés, soutiennent, collaborent et alimentent le Centre de référence. Il s’agit d’IEW, SAW-B, UCM et Diversiferm.
L’idée est avant tout de créer des passerelles, de la transversalité dans le domaine des circuits courts et de devenir ainsi un véritable lieu de ressources de tous les acteurs impliqués ou désireux de s’impliquer dans les circuits courts.
Des questions ? Des propositions ? N’hésitez pas à me contacter : e.fierens@iew.be - 081/390.762




 
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