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Développement de la Géo-ingénierie, inéluctable ?
Fil d’infos  •  3 juin 2014  •  Climat / changements climatiques / Effet de serre

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Les nombreuses incertitudes attachées à ces techniques de lutte contre le changement climatique ne suffiront pas à entraver son déploiement.

Un article de Christophe Greuet et Floriane Leclerc publié le 01/06/2014 sur Slate (titre original : Si vous en vous intéressez pas à la Géo-ingénierie, c’est la Géo-ingénierie qui s’intéressera à vous.)

Pour contrer le réchauffement climatique, pourquoi ne pas modifier le climat ? C’est le pari, risqué, de la géo-ingénierie. Cette science, qui propose un éventail de solutions controversées, gagne peu à peu en visibilité sur la scène internationale. En France, l’Agence nationale de la recherche (ANR) a d’ailleurs lancé en 2012 un atelier d’experts (ARP Réagir) sur le sujet, dont le rapport vient de sortir. Voici, en 5 points, les raisons pour lesquelles vous devriez vous y intéresser :

1. Parce que cette science n’est pas nouvelle et gagne progressivement en légitimité

Du bâton de pluie aux canons anti-grêle utilisés par les viticulteurs dès 1896, l’homme a toujours cherché à modifier le temps. Avant de vouloir contrôler le climat, à l’aube du XXe siècle, les scientifiques s’intéressent déjà au réchauffement anthropique et étudient les effets des émissions de carbone dans l’atmosphère. Parmi eux, le physicien italien Cesare Marchetti use pour la première fois du terme « Géo-ingénierie » pour désigner un éventail de techniques visant à les corriger.
Un temps reléguée, cette science refait aujourd’hui surface dans le cadre du débat sur le réchauffement climatique. Avec un objectif : stopper l’emballement des températures soit en retirant du carbone de l’atmosphère (capture du carbone), soit en réduisant l’apport d’énergie solaire à la surface de la Terre (gestion du rayonnement solaire).

Pour y parvenir, les projets –plus ou moins réalistes– ne manquent pas : injecter des tonnes de soufre ou de sulfate d’hydrogène afin de refroidir l’atmosphère, ensemencer les océans avec des sulfates de fer pour accroître leurs capacités à absorber le carbone, ou sequestrer celui-ci sous terre…

Certaines techniques ont d’ailleurs attiré l’attention du Giec qui cite, pour la première fois, la géo-ingénierie comme « ultime recours » contre le réchauffement dans son rapport de 2007. Et lui consacre un compte-rendu spécialisé en 2011. Alors que l’objectif de limiter à 2°C l’augmentation de la température terrestre apparaît de plus en plus irréaliste, l’urgence incite les experts à considérer des solutions alternatives à celles d’atténuation et d’adaptation entreprises, jugées lentes et coûteuses. « Aujourd’hui nous sommes à dix minutes des douze coups de minuit, déclarait l’Indien Rajendra Pachauri, président du Giec, au Parisien Magazine en novembre 2013. "Nous n’avons plus de temps à perdre ».

Lire la suite de cet article sur Slate.




 
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