La Fédération
 
Opinions
 
Actualité
 
Actions !
 
Campagnes
Mobilité
 
Aménagement du territoire
 
Energie, climat
 
Economie
 
Agriculture, nature
 
Pollution, environnement, santé
Formations & Appui
 
Newsletters
 
e-bike2station : témoignage de Juan
Benoit Coumont  •  4 mars 2013

-
e-bike2station, c’est 16 navetteurs qui, durant un an, laissent leur voiture au garage pour leurs trajets domicile-gare.

Je m’appelle Juan Campan ; j’habite à Awans (10 km de la gare des Guillemins) et je travaille à la clinique Saint-Luc de Bouge (Namur). En temps normal mon épouse me conduit en voiture jusqu’à la gare des Guillemins et de là je prends le train jusque Namur. Au retour, les trains ayant souvent du retard, je rate régulièrement la correspondance Liège Guillemins-Ans et je suis obligé de contacter mon épouse pour qu’elle vienne me rechercher.

Quand je me suis inscrit pour faire partie du projet E-Bike2Station, je me rendais bien compte que le fait d’habiter à Awans était un handicap. Et je n’ai pas été surpris lorsque ma candidature ne fut pas retenue. Lorsque je fus repêché dans le courant du mois de septembre, je ne savais que penser. D’un côté, je me réjouissais, j’allais être indépendant. J’allais réaliser, seul, le trajet entre mon domicile et la gare des Guillemins. Même quand le train aurait du retard, mon fidèle destroyer m’attendrait bien au chaud. D’un autre côté, je me demandais si j’allais, physiquement, être capable de parcourir, même avec un vélo à assistance électrique, 20 km par jour.

A la réception du vélo, je peux dire que je fus agréablement surpris. Tout était prévu pour que je sois dans les meilleures conditions pour entrer dans le projet. En plus du vélo, je reçu une sacoche (avec sa protection pluie), un casque, un gilet fluorescent, une carte donnant accès au parking sécurisé de la gare, un cadenas ainsi que le nécessaire pour recharger la batterie. De mon côté, j’ai acheté une veste déperlante et un pantalon pour la pluie.

Le week-end précédant la première utilisation, en configuration réelle, je fis un parcours de reconnaissance afin de me familiariser avec le vélo et pour choisir le trajet le plus direct.

Aujourd’hui, après 4 mois, je peux dire que mes sentiments sont mitigés. Je suis très content de faire 20 km par jour. Que je le veuille ou non, je fais du sport quotidiennement. Je ne peste plus quand mon train a du retard. Mon épouse ne doit plus me conduire ni me ramener de la gare. Nous faisons des économies et nous adoptons un comportement plus écologique.

Par contre en utilisant régulièrement le vélo, je me rends compte que peu de choses sont réalisées pour que vous vous sentiez en sécurité. En effet, au début j’empruntais des tronçons de RAVeL entre Awans et Saint-Nicolas mais je du assez rapidement y renoncer. Les RAVeL ne sont pas éclairés ; ils ne sont pas entretenus régulièrement et se révèlent ainsi dangereux. J’ai déjà crevé 3 fois dont 2 fois en une semaine. D’autre part, ils sont entrecoupés, souvent, par des routes. Je me suis résigné à emprunter les routes et là c’est l’état de celles-ci qui est mis en cause : nombreux nids de poule, éclairage insuffisant… Enfin, le comportement des automobilistes n’arrange pas les choses. Quand vous êtes sur un vélo, vous prenez vraiment conscience de ce que c’est « être un usager faible ». Au fur et à mesure, vous connaissez les endroits dangereux de votre parcours : le rond point de Burenville et vous anticipez les comportements des autres usagers.

Cela serait tellement plus agréable de ne pas avoir à endurer tout ce stress.

Voir les autres témoignages




 
Près de chez vous
inscrire votre événement
Soutiens