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La France victorieuse, la Belgique sur le podium
Valérie Xhonneux  •  18 juin 2014  •  Air  •  Polluants chimiques  •  Santé environnement

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Non, je ne vous pronostique pas le résultat de la Coupe du monde de football mais vous fais écho du Conseil européen de l’environnement qui s’est tenu le 12 juin dernier. Perturbateurs endocriniens et qualité de l’air étaient à l’affiche.

La délégation française a en effet fait ajouter à l’ordre du jour de ce Conseil un point portant sur les perturbateurs endocriniens. Si la France prend clairement ses responsabilités dans ce dossier, il n’en est de même pour la Commission et la délégation française, soutenue dans sa démarche par l’Autriche, la Belgique, le Danemark, la Pologne et la Suède, a tenu à rappeler celle-ci à ses obligations. En réponse à cette interpellation, la Commission a indiqué que le travail sur la nouvelle stratégie était en cours et qu’une consultation publique serait ouverte prochainement. Gageons que la prévention de l’exposition des publics vulnérables (femmes enceintes, jeunes enfants, etc.) feront partie intégrante de cette stratégie nouvelle version…

La Belgique s’est pour sa part distinguée lors de son intervention sur le point relatif à la qualité de l’air. Contrairement à plusieurs autres Etats-membres, notre pays a accueilli positivement les propositions de la Commission sur la directive NEC et sur la directive relative à la limitation des émissions dans l’atmosphère de certains polluants en provenance des installations de combustion moyennes ( consultable ici).

L’attitude des autres Etats-membres de l’Union sur cette question est inquiétante quand on sait que, d’après l’Agence Européenne pour l’environnement [1], 90% des citoyens européens vivent quotidiennement dans un environnement où ils sont exposés à des niveaux de pollution de l’air considérés comme dangereux pour la santé humaine. Chaque année, quelque 400.000 décès prématurés sont enregistrés en Europe du fait de la pollution atmosphérique dont les couts économiques pour la seule année 2010 sont estimés entre 330 et 940 milliards d’euros [2]. Ce qui amène le Bureau Européen de l’Environnement à s’interroger : quelle ampleur devront donc atteindre ces chiffres avant que les ministres européens ne les prennent au sérieux ?


[1European Environmental Agency, Air Quality Report no. 9/2013



 
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