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La suédoise enterre le nucléaire et… on attend la suite
Pierre Titeux  •  10 septembre 2014  •  Energie  •  Nucléaire

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Les négociations en vue de la formation du prochain gouvernement fédéral ont abordé ce mardi 9 septembre la question énergétique. Connaissant les positions de certains partenaires autour de la table, on pouvait craindre que la sortie définitive du nucléaire programmée pour 2015 soit (une nouvelle fois) remise en cause. Certains au MR prônaient en effet un report de cette date et la prolongation de l’exploitation des réacteurs existants tandis que la NVA était elle carrément favorable à la mise en chantier d’une nouvelle centrale, la fin du nucléairee en Belgique étant alors évoqué pour… 2065. Ces scénarios "catastrophes" ont en fin de compte été évités.

L’échéance de 2025 pour la mise à l’arrêt des derniers réacteurs a en effet été confirmée. Il a toutefois été décidé que les unités de Doel 1 et 2, dont l’arrêt était initialement prévu en 2015, resteraient en activités quelques années de plus afin de compenser la fermeture - dont on ignore toujours a ce stade si elle est provisoire ou définitive - de Doel 3 et Tihange 2 suite à la découverte de milliers de microfissures dans leurs cuves.

Si ces informations sont globalement positives, il convient de nuancer sur deux points :

  • la durée de la prolongation de Doel 1 et 2 reste à ce stade inconnue. Si un report de un, deux ou trois ans, moyennant des contrôles de sécurité approfondis, pourrait être considéré comme acceptable dans le contexte actuel, l’allongement de la durée de vie de ces réacteurs au-delà de ces quelques années constituerait, elle, une faute grave. Une prolongation de 10 ans évoquée par certains journaux est ainsi totalement inenvisageable compte-tenu du fait que ces installations ont déjà largement dépassé leur durée de vie initiale ;
  • si la confirmation de l’échéance de 2025 est importante, la stratégie qui sera mise en oeuvre pour compenser les fermetures annoncées et, par-delà, engager le pays dans une politique énergétique durable basée sur une vision à long terme l’est tout autant. Or, on ne dispose pour l’heure d’aucune information sur ce plan.

On attend donc désormais avec impatience de pouvoir juger sur pièce cette stratégie énergétique dont le pays manque cruellement depuis très/trop longtemps.




 
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