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La voiture tue !
23 septembre 2016

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En cette semaine de la mobilité, la fédération Inter-Environnement Wallonie a voulu sensibiliser la population et les décideurs politiques au problème grave et sous-estimé de la pollution de l’air produite par le trafic routier. Des « tags propres » ont été effectués pour rendre visible l’omniprésence des tueurs invisibles que recrachent les pots d’échappements et dont les deux principaux sont les particules fines (PM, dont les particules de suies ou « black carbon ») et les oxydes d’azote (NOX).

La voiture tue !
Sous le slogan, les chiffres/an :
- 750 décès directs suite aux accidents
- 2.330 décès imputables annuellement à la pollution de l’air [1]
- 200 décès imputables au bruit des transports [2]

Total : 3.250 décès par an imputables à notre système de transport, dont 72% sont la conséquence de la pollution de l’air ! [3]

C’est à ce constat largement sous-estimé, minimisé ou tout simplement ignoré que l’opération « tags propres » menée par IEW souhaitait sensibiliser les citoyens pendant la Semaine de la mobilité.

Découvrez la brève vidéo de l’action ainsi que quelques photos…

Si l’on ajoute à ce volet « santé publique » la confiscation de l’espace public à l’avantage des véhicules à moteur et la perte de convivialité induite, les problèmes de congestion, la part croissante des transports dans les émissions de gaz à effet de serre, la dépendance aux pays exportateurs de pétrole… on s’aperçoit que les raisons de changer de mobilité ne manquent pas ! Et les alternatives existent.

Tous les niveaux de pouvoir peuvent – doivent – participer à réduire le nombre de victimes – directes et indirectes – de la route.

Quelques exemples en matière de pollution de l’air :

Au niveau européen :
• renforcer les normes Euro pour toutes les catégories de véhicules ;
• mettre en place une agence européenne de régulation pour l’homologation des véhicules ;
• supprimer les possibilités de triche dans les procédures de test, …

Au niveau fédéral :
• mettre fin au régime des voitures de société (voitures-salaires) qui induit une surconsommation de mobilité et une sur- ;
• développer une politique ferroviaire (en ce compris le financement d’Infrabel et de la SNCB) à hauteur des enjeux.

Au niveau régional :
• Développer une vraie politique de promotion des modes doux, dotée d’un budget ambitieux et d’un agenda de mise en œuvre.

Au niveau local :
• analyser tout nouveau projet, penser tout aménagement (aménagement du territoire, urbanisme), en termes d’accessibilité « alternative » (à la voiture) ;
• développer les modes doux (ou actifs : marche, vélo et autres), notamment en mettant en œuvre les volets « modes doux » des plans communaux de mobilité (PCM).

Au niveau des citoyens :
Penser « MoPiVéBuTCo » : Moins de déplacements, des déplacements à Pied, à Vélo,en Bus, en Train, en Covoiturage
Pour les automobilistes, conduire AutoFF

Retrouvez ici tout le travail propositionnel de la fédération en matière de mobilité.


[1Selon l’Agence européenne de l’environnement (EEA), les émissions de particules fines (PM2.5) provoquent 9.300 morts par an en Belgique, les émissions d’oxydes d’azote (NOX) en induisent 2.300. Compte-tenu de la part du trafic automobile dans les émissions, on peut estimer à minimum 2.330 le nombre de décès imputables annuellement à la pollution de l’air par le trafic en Belgique. Les morts induites par le bruit routier s’élèverait à un peu moins de 200 pour la Belgique en interpolant les chiffres de l’Agence européenne de l’environnement.

[2ibidem

[3Dans certaines conditions, les concentrations en polluants peuvent dépasser très largement les valeurs de référence européennes et les lignes directrices de l’OMS. Dans le cadre de mesures réalisées à Liège avec des analyseurs portables, l’ISSeP a mis en relief la grande variabilité des teneurs de l’air ambiant en black carbon, pouvant dépasser localement les 10 µg/m³. De tels niveaux laissent présumer un dépassement d’un facteur 4 de la valeur de référence européenne de PM 2.5 (25 µg/m³ en moyenne annuelle) et d’un facteur 10 de la ligne directrice de l’OMS (10 µg/m³).



 
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