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Le réseau écologique
Virginie Hess  •  19 novembre 2010  •  Aménagement du territoire  •  Biodiversité

Tous groupes confondus, 31 % des espèces qui ont été étudiées sont menacées de disparition à l’échelle de la Région wallonne. Et près de 9 % d’entre elles ont déjà disparu du territoire régional.

La fragmentation des habitats [1] figure parmi les causes majeures de l’érosion de la biodiversité. Liée d’une part à l’urbanisation galopante et au développement des infrastructures routières et ferroviaires qui morcellent le territoire et d’autre part aux pratiques agricoles et sylvicoles (perte des haies, enrésinement des forêts, etc.), elle provoque l’isolement des populations d’espèces. Ces dernières, privées de corridors naturels, doivent renoncer aux déplacements nécessaires à leur survie (alimentation, échanges entre individus, reproduction etc.) et finissent par s’éteindre.

En préservant ou en renforçant le réseau écologique sur leur territoire, les communes peuvent lutter directement contre cette menace de fragmentation.

L’étude du réseau écologique est le point de départ de tout Plan Communal de Développement de la Nature. Il va permettre d’identifier les zones centrales qui ont une fonction de conservation de la nature prioritaire (sites Natura 2000, réserves naturelles, réseaux de mares, etc.), les zones de développement qui jouent le rôle d’espace tampon où activités humaines et nature cohabitent (boisements feuillus, peupleraies, carrières, etc.) et les zones de couloir ou corridor écologique qui permettent la dispersion des espèces d’une zone centrale à l’autre (haies, talus, berges, bords de chemins, buissons, arbres isolés, etc.).

A partir de cet état des lieux, la commune, par l’intermédiaire de son PCDN mais également dans le cadre de ses politiques sectorielles (gestion des espaces verts, délivrance des permis d’urbanisme ou de lotir, etc.) va pouvoir appliquer une série de mesures favorables au renforcement de son réseau écologique : plantations de haies, fauchage tardif, adoption de règlements de protection propres à certains sites, préservation des vieux arbres, etc.

La cartographie du réseau écologique est également un élément essentiel du schéma de structure communal. Elle va en effet servir à orienter les décisions en matière d’urbanisation et de localisation des activités, sur base de l’existence des zones naturelles recensées et de leur intérêt biologique, dans le cadre de l’objectif global du schéma de structure.

Une précision importante cependant : le concept de réseau écologique ne peut se résumer à sa seule dimension spatiale. A delà de celle-ci, la qualité de l’environnement est indispensable à la survie des organismes et à leur reproduction (réduction de l’usage des pesticides, qualité des cours d’eau, etc.).


[1Milieux dans lequel une population d’individus d’une espèce ou d’un groupe d’espèces peut normalement vivre et s’épanouir



 
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