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Non, les Grands-ducs - sauvages - ne sont pas dangereux !
5 mars 2015  •  Biodiversité

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Depuis quelques jours, de nombreux médias relayent l’histoire d’un Grand-duc d’Europe terrorisant les habitants de la petite ville hollandaise de Purmerend. Un nouveau grand méchant loup à même d’effrayer les enfants est-il né ? Pas vraiment. Natagora et la Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux (LRBPO) tiennent en effet à rappeler que le Grand-duc d’Europe est une espèce très farouche, n’attaquant jamais l’homme... sauf certains individus échappés de captivité.

Depuis quelques semaines, donc, un Grand-duc approche dangereusement les passants de Purmerend, qui se sentent attaqués. Ces rencontres ne sont en effet pas sans gravité puisque les serres puissantes de l’animal ont entaillé le crâne de plusieurs personnes.

Il importe toutefois de signaler clairement que ce cas est occasionnel - voire exceptionnel - et que l’oiseau concerné est très certainement échappé de captivité, ce qui explique qu’il n’aie pas peur de l’homme. Les Grands-ducs sauvages sont, a contrario, des oiseaux très farouches fuyant toute présence humaine.

Force est constater qu’un nombre croissant de specimens sont détenus en captivité par des particuliers ou pour des démonstrations de plus en plus courantes dans les foires, parcs animaliers, etc.
La LRBPO et Natagora tiennent à rappeler que ces démonstrations sont contraires aux principes élémentaires du bien-être animal : ces animaux ont besoin d’un territoire énorme et pas d’une cage de quelques mètres carrés. Lors des démonstrations, ils sont soumis à un bruit intense, obligés de voler de jour pour une foule bruyante et affamés pour s’assurer un retour vers le dresseur.
Après ces démonstrations, certains particuliers rêvent de détenir un rapace et leur commerce, souvent illégal, est en extension. Certains de ces oiseaux détenus s’échappent et sont même parfois relâchés intentionnellement. Dans leur chef, l’homme est associé à la nourriture et ils ont dès lors tendance à s’en approcher pour recevoir la pitance à laquelle on les a habitué. Ce qui peut mener à de graves problèmes, comme à Purmerend.

Il y a une centaine de couples de Grands-ducs en Belgique, ces oiseaux sont sauvages, farouches et pas dangereux pour l’homme. Mais les rapaces échappés de captivité peuvent, par leurs comportements anormaux, ternir l’image de ces oiseaux majestueux.

La LRBPO et Natagora rappellent donc que les rapaces ne sont pas des animaux de compagnies mais des espèces ayant besoin d’évoluer en pleine nature dans un territoire de plusieurs kilomètres carrés et pas dans une cage de quelques mètres. Les associations demandent dès lors l’interdiction des démonstrations de rapaces et un contrôle beaucoup plus strict de leur commerce.




 
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