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Nucléaire : du grand "n’importe quoi" ! Disons "Stop !" le 15 mars à Huy !!
Pierre Titeux  •  10 mars 2015  •  Nucléaire

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Ce ne sont pas dix mille, mais bien plus de 16.000 microfissures qui parsèment l’acier des cuves de Doel 3 et Tihange 2, a révélé « Le Soir » dans son édition de ce week-end. Pour rappel, ces deux réacteurs ont été mis à l’arrêt lors de l’été 2012 suite à la découverte de ces « défauts dus à l’hydrogène » présents depuis la fabrication de l’acier à la fin des années 70.

La révision à la hause du nombre de défauts décelés, qui passe de 8.062 à 13.047 pour Doel 3 et de 2.011 à 3.149 pour Tihange 2, provient d’une révision de la méthode de détection à ultrasons utilisée jusqu’à présent dans les deux centrales nucléaires.
Les réacteurs de 1.000 MW chacun resteront à l’arrêt au moins jusqu’au premier juillet prochain.

Les équipes d’Electrabel tentent de démontrer que la combinaison du vieillissement, de l’irradiation et des microfissures n’entraînent pas une fragilisation de l’acier au-delà de ce qui est acceptable. Le rapport final d’Electrabel n’est pas attendu avant le mois de mai. Il devra ensuite faire l’objet d’un examen approfondi des experts internationaux consultés par l’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN). Celle-ci a également décidé de soumettre l’ensemble du dossier, depuis la découverte des microfissures, en juillet 2012, au réexamen d’un laboratoire spécialisé.
« Actuellement, la phase d’études suit son cours, notamment en matière de tests sur la résistance des matériaux. Nous faisons le nécessaire pour analyser au mieux la situation. Les réacteurs restent donc indisponibles au moins jusqu’au 1er juillet », a signalé la porte-parole rappelant que c’est à l’Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire d’accorder le feu vert à la réouverture.

Le moins que l’on puisse écrire est que le débat autour de cette remise en marche ou non des réacteurs risque d’être vif. D’ores et déjà, les avis s’opposent radicalement. Ainsi, alors que l’expert en énergie nucléaire Digby Macdonald déclarait sur la RTBF que «  à cause de l’hydrogène présente dans l’eau, des bulles de plus en plus importantes se créent et les fissures grandissent », Electrabel rétorquait
« nous avons analysé cette piste, mais elle est exclue ».

Comme déjà exprimé à plusieurs reprises, le mouvement environnemental considère pour sa part que les conséquences potentielles d’un accident nucléaire sur l’environnement mais également sur la population - tout particulièrement dans un pays aussi densément peuplé que la Belgique - exclut toute prise de risque, aussi minimal puisse-t-il être. Le redémarrage de Doel 3 et Tihange devrait donc être une hypothèse totalement exclue et l’ensemble des parties prenantes, à commencer par le gouvernement fédéral, devrait engager résolument le pays dans une transition énergétique fondée sur les sources d’énergie renouvelables et bannissant définitivement l’atome. Lequel, on doit le rappeler, est non seulement dangereux et coûteux mais entretient également notre dépendance à des ressources extérieures.

Les choix du gouvernement Michel sont malheureusement loin d’aller dans ce sens... Il importe donc plus que jamais de rester mobilisé. Une manifestation clamant notre opposition à la poursuite du nucléaire est dès lors programmée le dimanche 15 mars prochain dès 14 heures à Huy-Tihange. Save the date et venez nombreux.




 
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