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Nucléaire : le doute ne peut plus profiter à l’insécurité !
Pierre Titeux  •  Cécile de Schoutheete  •  26 mars 2014  •  Nucléaire

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Electrabel a annoncé hier en soirée la mise à l’arrêt anticipée des réacteurs nucléaires Doel 3 et Tihange 2. Les éléments avancés pour expliquer cette décision rejoignent les craintes exprimées par les associations environnementales pour s’opposer au redémarrage de ces deux installations en mai dernier.
Pour Inter-Environnement Wallonie (IEW) cet événement confirme et renforce les inquiétudes relatives à l’état des centrales belges en général et de ces deux réacteurs en particulier. Au regard de la menace que cette situtation fait peser sur des centaines de milliers de personnes potentiellemement impactées en cas d’acident, IEW demande que tout doute sur la fiabilité d’une installation nucléaire soit désormais considéré comme rédhibitoire à son exploitation.

Pour rappel, les réacteurs de Doel 3 et Tihange 2 avaient été arrêtés pendant près d’un an à partir de l’été 2012 suite à la découverte de milliers de « micro-fissures » dans leur cuve. Leur redémarrage autorisé en mai 2013 par l’Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire (AFCN) avait suscité la colère des associations environnementales (IEW, Greenpeace, WWF et Bond Beter Leefmilieu) qui estimaient que toutes les garanties de sécurité n’étaient pas rencontrées.

Dans un courrier adressé à l’AFCN en septembre 2013, les associations avaient exprimé leur inquiétude quant au fait, notamment, que le redémarrage ait été autorisé préalablement à la réalisation de tests complémentaires (http://www.iew.be/spip.php?article5991). Or, ce sont précisément de nouveaux tests réalisés à la demande de l’Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire (AFCN) pour « évaluer le comportement dans la durée des cuves concernées par les défauts dus à l’hydrogène » qui ont conduit à un nouvel arrêt des réacteurs. « L’un d’entre eux portant sur la résistance mécanique d’un échantillon analogue à la composition de cuves concernées ne donne pas de résultats conformes aux attentes des experts » précise le communiqué de l’électricien.

Etant donné que les installations nucléaires ne sont pas conçues pour faire face à une rupture de la cuve, Inter-Environnement Wallonie considère que l’exploitant et l’autorité de contrôle ont fait courir un risque inacceptable à la population en remettant prématurémement en activités Doel 3 et Tihange 2.
IEW demande que tous les enseignements soient tirés de ce couac heureusement sans conséquence. Il importe qu’à l’avenir l’exploitant et l’autorité de contrôle disposent de toutes les informations nécessaires pour établir la preuve irréfutable de la fiabilité des cuves incriminées avant d’éventuellement relancer les réacteurs. Si le risque zéro n’existe pas, il est de la responsabilité des acteurs concernés de le réduire au niveau le plus infinitécimal. Le doute ne peut plus jamais profiter à l’insécurité !




 
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