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Roundup : le ministre Di Antonio préconise LA bonne mesure, son interdiction aux particuliers
Alain Geerts  •  3 juin 2015  •  Pollution agricole  •  Santé environnement

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Un récent communiqué du cabinet du Ministre wallon de l’environnement Carlo Di Antonio informait la presse qu’il vient de demander officiellement aux Ministres fédéraux compétents d’interdire la mise sur le marché du glyphosate pour les particuliers. IEW salue cette initiative qui fait écho à une demande formulée depuis plusieurs années par de nombreuses associations environnementales et/ou actives en santé-environnement [1]. Demande dont la légitimité vient d’être renforcée par la classification de cette substance comme cancérigène probable pour l’homme par le Centre International de Recherche sur le Cancer.

Depuis 2010, la Belgique a décidé de restreindre la gamme de pesticides accessibles aux particuliers par l’instauration d’une scission des agréations. Par cette mesure, tous les pesticides identifiés comme toxiques, cancérigènes, mutagènes, toxiques pour la reproduction, etc. ne sont plus autorisés pour un usage amateur. Sur cette base, le célèbre RoundUp de Monsanto, dont la substance active est le glyphosate, demeure en vente libre : l’autorité estime de fait que ses effets sanitaires sont acceptables.

Mais la classification du glyphosate comme cancérigène probable pour l’homme par le Centre International de Recherche sur le Cancer pointe la faiblesse du système : l’évolution des connaissances scientifiques, mais aussi l’efficacité de travail de lobbying de l’industrie, amène à identifier les effets nocifs de certaines substances actives… après des dizaines d’années d’utilisation ! Cette situation ne peut perdurer car elle laisse planer une menace grave sur la santé humaine et sur l’environnement. Et c’est d’autant plus inquiétant que ce système d’évaluation pèche sur trois autres points :
- les effets liés à une exposition à long terme,
- les effets des interactions des substances actives et de leurs adjuvants,
- les effets conjugués avec d’autres polluants (effet cocktail) de manière générale.

Le ministre de l’environnement Carlo Di Antonio souligne dans son communiqué qu’il souhaite suivre l’exemple des Pays-Bas et voir interdire l’utilisation du glyphosate pour tous les particuliers et les services communaux.

La France, elle, s’est fixée cet objectif pour 2022. La Belgique doit suivre cet exemple ! Et cette demande est d’autant plus légitime les alternatives existent et sont efficaces !




 
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