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Mardis [tabous] de l’aménagement du territoire
Hélène Ancion  •  6 juillet 2017  •  Aménagement du territoire

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A l’automne 2017, IEW propose trois conférences qui sortent des sentiers battus. Après le karst dans le sous-sol, les tout-petits logement, le Beau ou les enjeux territoriaux en agriculture, voici trois nouveaux Mardis [tabous] pour mieux anticiper les grands changements en matière d’usage du sol, de prévention des risques, de tendances architecturales et sociétales.

Les Mardis [tabous] prennent cette année trois directions très contrastées : la participation citoyenne et la frustration qu’elle peut générer, la biodiversité, puis enfin l’art dans les espaces publics. Chaque orateur est passionné par son sujet et prêt à établir des liens solides entre celui-ci et l’aménagement du territoire ou l’urbanisme. Chaque formation se déroule de 12 à 14h et est ouverte à tout public, mais s’adresse en particulier aux membres des CCATM et aux géomètres-experts.

- Mardi 21 novembre : « Biodiversité : que faire ? », par Emmanuël Sérusiaux - Professeur de biologie de l’évolution et de la conservation, ULiège
- Mardi 28 novembre : « La frustration, je participe ! », par Véronique Hollander - IEW
- Mardi 12 décembre : « Ennemis publics », par Pierre Henrion – ULiège, Musée en Plein Air du Sart-Tilman, Commission des Arts de Wallonie

« Biodiversité : que faire ? » par Emmanuël Sérusiaux, le mardi 21 novembre 2017

David HOCKNEY, « Bigger Trees near Warter”, 2007 (huile sur toile, 457 × 1219 cm), Tate Britain, Londres.

L’évaluation « comptable » de la biodiversité sur notre planète se fait essentiellement au travers de l’espèce. Pour 2016, BirdLife a ajouté 742 espèces d’oiseaux supplémentaires à une liste qui en comptait déjà 10424. Le nombre d’espèces vivantes scientifiquement décrites ne cesse d’augmenter : pourquoi, et est-ce important ?
L’impact des activités humaines sur la biodiversité a une histoire, structurée en trois phases :
- la chasse des grands animaux, dès le Paléolithique,
- la destruction des espèces dites naïves, entamée avec les « Grands voyages » des Occidentaux au XVIe siècle,
- l’extension massive de la destruction des milieux, depuis le XIXe siècle.
Ces trois mécanismes d’impact se superposent aujourd’hui. Ils permettent d’interroger les objectifs de la conservation de la biodiversité. Il s’agit en fait de savoir « que faire de nous », comme nous y invite Alan Weisman, l’auteur de Homo disparitus, St. Martin’s Press, 2007.

Si l’on examine les méthodes utilisées de par le monde pour conserver la nature, on note que le modèle ouest-européen est unique. Il veut préserver la magie de l’interaction historique entre la nature et les pratiques agricoles et pastorales.

A l’heure d’une nouvelle phase d’industrialisation de l’agriculture et de l’abandon de vastes espaces en moyenne montagne, il est opportun de s’interroger sur ce modèle, et d’identifier les partenariats qu’il faut nouer pour qu’il perdure. La question est d’autant plus pertinente que les moyens manquent et que surgit, avec le retour des grands carnivores au travers de toute l’Europe continentale, le projet de nature sauvage « As nature intended » ou « Rewilding Europe ».

« La frustration, je participe ! » par Véronique Hollander, le mardi 28 novembre 2017

Jacques-Louis DAVID, étude pour « Le Serment du Jeu de paume à Versailles le 20 juin 1789 », vers 1791 (plume, encre, lavis et rehauts blancs sur crayon, 66 x 101 cm) Musée du Château de Versailles.

Dans la réglementation régionale et communale, la participation citoyenne aux décisions publiques paraît être présente et optimale. Toute une série de procédures, conformes aux directives européennes, visent à renforcer la capacité du citoyen à exercer son droit, à commencer par le droit à l’information. Et pourtant, cela n’empêche pas la frustration d’être de la partie.

La frustration n’épargne personne - porteur de projet, autorité compétente, administration, riverains, associations de défense de l’environnement. Nous vous proposons d’explorer le phénomène de la frustration sous quatre angles différents : anthropologie, psychologie, psychologie sociale et sociologie, pour comprendre la manière dont la frustration opère dans toute la chaîne de la participation et envisager les façons de la dépasser pour aider les projets à vraiment s’adapter au site où ils s’implantent.

« Ennemis publics » par Pierre Henrion, le mardi 12 décembre 2017


Isabelle COPET, « Dentelle », 2011 (installation / sculpture en forex, environ 10 mètres diam.). Parc Louise-Marie, Namur.

Les artistes sont-ils des ennemis publics ?

Investir un « espace partagé » est, pour les plasticiens, une démarche féconde et risquée. La plupart d’entre eux sont des questionneurs de notre temps avec toute la richesse que cela implique mais aussi avec le rejet que leurs travaux peuvent susciter.
Les relations entre la culture contemporaine et le goût populaire sont ici d’autant plus sensibles que les œuvres prennent place hors des lieux – musée ou galerie – qui leur sont habituellement dédiés.
Une des idées de ce Mardi [tabou] serait d’évaluer la proposition que la pertinence d’une « pièce d’art public » ne se jauge pas à la bienveillance ou à la conformité, voire au conformisme de leur réception, mais bien à la multiplicité des réflexions ou des appropriations qu’elles provoquent.

Informations pratiques :

Quand ? Les mardis 21 novembre, 28 novembre et 12 décembre, de 12 à 14h
Où ? Salle du Chat à Sept Pattes, Rue Saint-Donat n°42 – 5002 Namur (Saint-Servais)

Inscription obligatoire

CONTACT : Julie Debruyne, 081/390 750

Le Conseil fédéral des géomètres-experts (www.economie.fgov.be) reconnaît IEW en tant qu’organisme accréditeur de formations continuées. Dès lors, les heures de formation suivies par des géomètres-experts peuvent faire l’objet d’une attestation. L’attestation est délivrée sur demande du géomètre-expert, à l’issue de la formation. Le demandeur devra signaler aux organisateurs ses coordonnées complètes ainsi que son n° d’inscription GEO.




 
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