Bruxelles sans voiture respire

En matière de pollution atmosphérique, les solutions les plus radicales sont les plus efficaces. A Bruxelles, les résultats des mesures des concentrations des principaux polluants durant la journée sans voiture du dimanche 17 septembre ont largement démontré aux autorités que les actions en matière d’amélioration de la qualité de l’air devront être ciblées vers le transport.

En effet, les mesures effectuées tout au long de la journée sans voiture montrent une différence spectaculaire avec les jours de trafic normal. Parmi les polluants analysés, les oxydes d’azote (NOx) présentaient rue de la Loi des concentrations au moins dix fois inférieures à un jour de semaine normal et le monoxyde de carbone (CO) trois fois. Dans les tunnels, la différence est encore plus forte.
Si la relation entre transport et qualité de l’air à Bruxelles n’était plus à démontrer, il était cependant nécessaire d’en faire prendre conscience aux Bruxellois. C’est pourquoi des écrans géants ont été disposés place Poelaert et au Mont des Arts afin de suivre en temps réel l’évolution de la qualité de l’air de cette journée en comparaison avec les données habituelles.

L’initiative de la journée sans voiture, que le ministre des transports de la Région Bruxelloise Pascal Smet a déjà promis de réitérer à plus haute fréquence, est donc un exemple à suivre. Mais il est regrettable que le Ministre n’ait pas relevé le défi de programmer cette journée en même temps que la journée européenne sans voiture, soit le 22 septembre et donc un jour de semaine. Si le dimanche sans voiture a pour objectif de combiner tourisme, temps libre et mobilité douce, un jour de semaine sans voiture permettrait de faire comprendre aux Bruxellois et aux navetteurs qui se rendent en travail en voiture qu’il est très souvent possible et même avantageux de faire le trajet en train, vélo, métro ou à pied.

En ce qui concerne la Région wallonne, elle n’a pas eu droit à sa journée sans voiture cette année. Les années précédentes, certaines villes wallonnes choisissaient de bannir l’automobile de leur centre (ou de certains quartiers) le 22 septembre. Ceci dans le cadre d’un « appel à projets » émanant de l’Etat fédéral et/ou de la Région wallonne. A plusieurs reprises, IEW a eu l’occasion de coordonner les différents projets. Et donc d’apprécier leur impact positif en termes de conscientisation de la population. « Le 22 septembre, aujourd’hui je m’en fous » chantait (à un tout autre sujet…) Georges Brassens. Son refrain serait-il en passe de devenir un slogan pour la Wallonie ? Espérons que non, et que plusieurs villes de notre Région rejoindront l’année prochaine les 1300 villes ayant participé cette année à cette grande opération de conscientisation, qui a notamment pour partenaires la Commission européenne et les associations de villes Energie-Cités et Eurocities.

 

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