Consultation sur la révision de n°1692/96/CE du Parlement européen sur les orientations communautaires pour le développement transeuropéen de transport

Consultation sur la révision de n°1692/96/CE du Parlement européen sur les orientations communautaires pour le développement transeuropéen de transport

L’extension de l’infrastructure au service de la croissance économique, actuellemnt prônée par l’Europe, ne s’inscrit pas dans le développement durable.

Développement du transport transeuropéen

L’Europe a remis son rapport sur le réseau transeuropéen. IEW converge sur le diagnostic mais non sur les actions proposées. Le groupe de travail prend, en effet, en compte le seul aspect économique et oublie complètement les deux piliers du développement durable : le social et l’environnement. Il accepte aussi le principe de la croissance de la demande, qui débouche inévitablement sur une augmentation de l’offre en infrastructure, ce à quoi s’oppose IEW qui préfère parler de maîtrise de la croissance.
Le développement de l’infrastructure n’a jamais résolu les problèmes d’engorgement : les transports augmentent toujours avec l’offre. Il faut donc au contraire limiter l’extension du réseau. Il faut également supprimer les distorsions de concurrence existant entre d’une part les transports routiers et aériens (qui n’assument pas leurs coûts externes) et le rail qui les assument.
Enfin, le groupe minimise systématiquement l’impact environnemental et considère les zones de protection naturelle comme des entraves au développement de l’infrastructure.
La philosophie qui sous-tend son analyse, à savoir l’extension de l’infrastructure (routes et aéroports notamment) au service de la croissance économique, n’est pas acceptable dans une perspective de développement durable.

Septembre 2003

Alain Geerts

Communication & Mobilité