Décroissance, un “mot-obus”…

Décroissance, un “mot-obus”…

Fin mars 2010 s’est tenue la deuxième conférence internationale sur la décroissance économique, dans la prestigieuse université de Barcelone. La première s’était tenue à Paris, en avril 2008. (actes complets de la conférence).

Cette deuxième conférence était organisée par l’Institut de science et de technologie environnementale (ICTA), basé à Barcelone. 500 chercheurs et activistes, dont un chargé de mission de la Fédération, étaient présents.

La décroissance, qu’est-ce que c’est ? Un « mot-obus », selon Paul Ariès (un excellent vulgarisateur de la décroissance), servant à pulvériser l’idéologie absurde de la croissance pour la croissance. Il ne s’agit pas de prôner la décroissance pour la décroissance, comme le prétendent ceux qui s’y opposent, mais une période décroissante de transition vers un état économique stable, où les flux de matière et d’énergie sont maîtrisés, en équilibre, et non en constante augmentation. « Seul un fou ou un économiste peut croire qu’une croissance infinie est possible dans un monde fini », affirmait déjà dans les années septante, Kenneth Boulding, un économiste américain.

Chez nous, le courant de la décroissance est représenté notamment par le mouvement politique des objecteurs de croissance.

Le concept est très riche, et commence à se figer scientifiquement. Les diverses idées, pistes de réflexion et d’action, proposées à Barcelone, trop foisonnantes, ne pourraient être développées ici. Différents documents issus de la conférence sont disponibles sur le site www.degrowth.eu
Les actes complets de la conférence seront mis en ligne dans le courant du mois de juin.

La conclusion de l’économiste Juan Martinez-Allier : « La décroissance va devenir le courant majeur de l’économie » est sans équivoque. A suivre…

Extrait de nIEWs (n°74, du 29 avril au 13 mai 2010),

la Lettre d’information de la Fédération.

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