Des sous pour le Sourou

Le contrat de rivière, une spécialité wallonne, a fait un petit en Afrique de l’Ouest, dans la vallée du Sourou. Après trois ans d’un partenariat fructueux entre l’Université de Liège (ex-FUL) et la COPROD (une ONG burkinabaise), le projet a atteint son terme. Pas de fonds en vue pour le pérenniser malgré l’immense espoir qu’il a fait naître dans cette région NO du Burkina Faso. L’approche participative du contrat de rivière, adaptée au contexte local sahélien, a donné des résultats appréciables, notamment la réhabilitation d’une forêt galerie de plusieurs centaines d’ha. Mais bien plus que ces premières réalisations, c’est le dialogue entre les utilisateurs du bassin du Sourou qui est la réelle valeur ajoutée du projet. Dans un contexte de mauvaises récoltes et de pressions croissantes sur la ressource eau, il est essentiel que les acteurs publics et privés se mettent à table dans un cadre défini et transparent. Le projet contrat de rivière Sourou peut compter sur une reconnaissance des autorités nationales et du Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel. L’enjeu de cette rivière, c’est qu’elle risque de perdre son statut de rivière permanente au profit de rivière temporaire avec toutes les conséquences qu’on peut imaginer. Une proposition d’action locale est disponible sur le site du Forum mondial de l’eau http://www.worldwaterforum4.org.mx/home/detalle_lact.asp?cve_local=818&lan.

Inter-Environnement Wallonie

La voix du mouvement environnemental