Dossier DHL

Le 22 octobre 2004

Communiqué de presse

Zaventem : les quatre fédérations d’environnement demandent
un développement durable, sans vols additionnels

Les quatre fédérations d’environnement (Bond Beter Leefmilieu, Brusselse Raad voor het Leefmilieu, Inter-Environnement Bruxelles et Inter-Environnement Wallonie) déplorent la manière dont a été mené et conclu le dossier DHL. Le malaise imputable à cette saga pourrait toutefois être atténué si le nombre de vols de nuit diminuait réellement en 2008 et que des emplois durables étaient créés entretemps. C’est pourquoi les quatre fédérations demandent au Gouvernement une garantie claire : les activités de DHL doivent être remplacées par des activités durables, qui n’impliquent pas de vols de nuit. Les quatre fédérations tiennent à rappeler que les retombées économiques des vols de nuit sont nettement inférieures à leurs coûts (principalement imputables aux soins de santé induits), supportés par l’ensemble de la société. Les quatre fédérations sont plus que jamais déterminées à s’investir pour faire interdire les vols de nuit au niveau européen.

Les quatre fédérations d’environnement dénoncent la déplorable gestion du dossier DHL. Le gouvernement fédéral a noyé dans le communautaire l’enjeu d’un juste rééquilibrage entre le social et l’environnemental. Il est par ailleurs révélateur qu’à aucun moment le Gouvernement n’ait amorcé le dialogue ni avec les associations d’environnement ni avec les associations de riverains. Laissant « dormir » le dossier de nombreux mois, le Gouvernement a laissé sous-entendre que DHL recevrait carte blanche. Il a fait miroiter la création de milliers (plus de dix mille…)d’emplois, créant de nombreuses attentes et illusions. Maintenant que le verdict est tombé, ne restent que malaises et désillusions.

Pour le futur, les quatre fédérations d’environnement demandent au Gouvernement de travailler sur deux fronts. D’une part, favoriser les activités durables –et donc sans vols de nuit- à et autour de Zaventem. D’autre part, s’investir dans le dossier de l’interdiction des vols de nuit au niveau européen. Outre ses avantages au niveau environnemental et humain, une telle interdiction réduirait le handicap de Bruxelles-national, dont l’implantation à un jet de pierre de la capitale rend les vols de nuit particulièrement dommageables. Les quatre fédérations d’environnement o­nt toujours défendu le principe de stand-still, qui implique que le nombre de vols de nuit ne peut être augmenté. Ni aujourd’hui, ni dans le futur. Si le nombre de vols de nuit de DHL diminue effectivement, le plafond actuel des 25.000 vols de nuit devra être abaissé. Ceci génèrera une amélioration du sommeil autour de Zaventem et, conséquemment, une diminution des coûts associés aux soins de santé. Les quatre fédérations d’environnement demandent donc qu’aucun vol de nuit additionnel ne soit admis à Zaventem et que le Gouvernement oeuvre à la création d’emplois réellement durables.

Les quatre fédérations d’environnement demandent également que les Gouvernements fédéral et régionaux s’engagent formellement à défendre le dossier de l’interdiction des vols de nuit au niveau européen. Une telle interdiction (incluant des exceptions pour les vols humanitaires et intercontinentaux) aplanirait les distorsions de concurrence entre aéroports (réduisant le handicap de Bruxelles) et serait grandement bénéfique à la santé des riverains.

Contacts:
Erik Grietens, Bond Beter Leefmilieu, 02 282 17 20 of 0474 406 394
Pierre Courbe, Inter-Environnement Wallonie, 081/25.52.80

Alain Geerts

Communication & Mobilité