La (contre)résolution d’IEW « relative au chaînon (inutile) manquant Cerexhe-Heuseux-Beaufays »

La (contre)résolution d’IEW « relative au chaînon (inutile) manquant Cerexhe-Heuseux-Beaufays »

Le 08 septembre 2015, six député(e)s[M. Dodrimont, Mme Defrang-Firket, M. Jeholet, Mme Defraigne, M. Lecerf et Mme Baltus-Möres]] du groupe MR au Parlement wallon déposaient [une proposition de résolution « relative au chaînon manquant Cerexhe-Heuseux-Beaufays ».

Le vocable « chaînon manquant » apparaît peu approprié à la situation wallonne, une des régions d’Europe où le réseau (auto)routier est le plus dense. Bien sûr, il est toujours possible de tracer un trait de plus sur une carte pour densifier encore le réseau. Le contexte actuel nous semble cependant justifier l’usage de la gomme plutôt que celui du crayon.

L’ancienneté du projet (qui remonte à 1969, comme rappelé dans la proposition de résolution) ne lui confère aucune pertinence spécifique en 2015. Et le fait d’avoir déjà dépensé 17 millions d’euros en frais d’étude et d’expropriation n’est pas un argument recevable pour justifier d’engager la dépense de 500 millions d’euros au moins que nécessiterait la réalisation du projet CHB.

L’enjeu principal du réseau routier wallon n’est pas son extension, mais l’entretien du patrimoine existant. Les études officielles[[Stratec, 2003, Analyse socio-économique de la liaison autoroutière Cerexhe-Heuseux-Beaufays (analyse par IEW : http://www.iewonline.be/IMG/pdf/446_avis-chb_stratec_analyse_IEW_pc_060320.pdf) et Pissart-Van Der Stricht, 2007, Etude d’incidences sur l’environnement, résumé non technique, consultable ici : http://stopchb.be/EIE/Volume_5_-_Resume_non_technique/EIE_CHB_-_Resume_non_technique.pdf]] ont révélé – à qui peut les lire sans a priori – que les bénéfices potentiels de la liaison CHB étaient largement fantasmés. Ses incidences sur le milieu naturel, par contre, tiennent plus du cauchemar que du fantasme. Enfin, l’enjeu climatique impose des réductions d’émissions de CO2 qui ne peuvent être réalisées qu’en diminuant très fortement le volume des transports. Or, une augmentation de l’offre (accroissement du réseau) ne constitue pas à proprement parler un instrument de réduction de la demande…

Aussi notre Fédération a-t-elle, à titre illustratif, rédigé une suggestion de résolution alternative. Les arguments que nous avançons tiennent compte des défis actuels et des résultats des études officielles, au premier rang desquelles l’étude d’incidences sur l’environnement dont des extraits peuvent être consultés ici->http://stopchb.be/fr/citations-extraites-du-rapport-de.html]. Puisse [cette modeste contribution participer à animer le débat politique.

Pierre Courbe

Mobilité

Fermer le menu