La FEB s’attaque à la passoire énergétique belge

La FEB s’attaque à la passoire énergétique belge

La Fédération des Entreprises de Belgique (FEB) vient de rendre public les résultats d’une étude sur les économies d’énergie à réaliser en Belgique. Selon le modèle élaboré par McKinsey, la Belgique pourrait économiser 29% de sa consommation totale d’énergie en 2030 en améliorant son efficacité. L’étude privilégie des changements techniques et ne compte pas sur la modification des comportements : sera-ce suffisant ?

L’étude du bureau McKinsey[[Pour en savoir plus.]] met encore une fois en évidence un fait bien connu : la Belgique est une passoire énergétique ! Notre pays est en retard sur la moyenne européenne dans les trois secteurs qui comptent : transports routiers, bâtiments et industrie. Et la FEB, sur base de l’étude McKinsey, de proposer une série de mesures pour économiser l’énergie dans ces trois secteurs.

La Fédération Inter-Environnement Wallonie rejoint pleinement la FEB lorsqu’elle affirme «Les performances de notre pays en matière de transports et de construction demeurent donc insuffisantes et doivent impérativement être améliorées. Par ailleurs, les progrès réalisés par l’industrie en matière d’efficacité énergétique devront être poursuivis au-delà de la période de validité des accords volontaires actuels, soit 2012.». Par contre, la Fédération ne partage pas le diagnostic sur les modalités à mettre en oeuvre. Trop fréquemment, on a l’impression que la FEB montre la voie mais ne s’y engage pas vraiment. Par exemple, elle propose que d’ici 2018, l’ensemble des bâtiments aient un certificat énergétique mais sans que soit imposée une performance minimale. Ou encore, elle appelle à améliorer la qualité du parc automobile ou de l’électrifier sans même évoquer la possibilité de réduire l’utilisation de la route. Enfin, en matière de sensibilisation, la FEB se limite à la formation.

La FEB entend faire de la Belgique un leader mondial en matière d’efficacité énergétique et on ne peut que partager cette ambition. Mais la réduction de notre consommation ne peut passer exclusivement par les progrès technologiques. Il importe d’agir en parallèle sur les comportements.

L’efficacité, oui, mais plus encore et surtout avec la sobriété !