Le monde syndical se préoccupe des changements climatiques.

Le monde syndical se préoccupe des changements climatiques.

Quand deux piliers du développement durable se rencontrent et échangent sur le thème des changements climatiques, c’est que nous sommes sur le bon chemin.

Dans notre pays, les organisations syndicales ont obtenu plusieurs avancées en matière climatique[[Cette nIEWs rapporte quelques éléments issus d’un colloque organisé par le CEPAG le vendredi 20 juin 2008 avec pour thème: « Changements climatiques et mécanismes de développement propre: quel rôle pour les syndicats »?]].

Le Mécanisme de développement propre (MDP) – auquel la Belgique a besoin de recourir pour honorer ses engagements climatiques internationaux – est encadré par différents garde-fous, afin que les projets financés aient réellement un effet positif pour l’environnement ainsi que pour la région et la population qui les accueillent. Au niveau fédéral, les organisation syndicales ont obtenu que la procédure de sélection comporte des critères sociaux très précis, qui donnent des garanties en la matière, chose qui n’existe nulle par ailleurs.
Malheureusement, la Région flamande n’applique pas ces critères et semble se tourner vers les fonds proposés par la Banque mondiale, tout comme la Région bruxelloise, alors qu’en Région wallonne, rien n’est prévu. Pression et vigilance doivent donc être maintenues.

Les liens entre les fédérations de protection de l’environnement et les organisations syndicales se renforcent. Ces dernières ont pleinement intégré à leur agenda la question climatique. L’Internationale Socialiste a par exemple tenu un congrès il y a peu sur le thème des conséquences des changements climatiques, la confédération européenne des syndicats a, elle, réalisé une étude sur les liens entre changement climatique et emploi[L’étude est disponible sur [http://www.etuc.org/ .]]. Quant aux organisations syndicales belges elles participent à la Coalition Climat[Plus d’infos sur [http://www.cacommenceici.be/ .]].
Les points de convergence ne manquent pas. A titre d’exemple: l’application sectorielle – et non plus par pays – des quotas d’émission de CO2. Cette mesure permettrait entre autres la diffusion et la généralisation de l’usage des meilleurs techniques disponibles ou encore la nécessité de transformer les comportements énergétiques de notre société.

Les organisations syndicales sont en passe d’être reconnues – à juste titre dans leur champ de compétences – comme acteurs en matière environnementale. C’est le cas au niveau européen. Elles le sont en Belgique et en Région wallonne. Si l’on peut s’en réjouir, il convient de regretter que les fédérations de protection de l’environnement ne soient pas, elles, reconnues comme acteurs des principaux organes consultatifs (Conseil Central de l’Economie et Conseil Economique et Social de la Région Wallonne[Lire également [http://www.iewonline.be/spip.php?article2137 .]] entre autres). Ensemble, ces deux piliers du développement durable pourraient véritablement influer sur le troisième afin d’élaborer des solutions aux défis que l’humanité va devoir affronter dans les prochaines décennies.