Liberté, que ne fait-on en ton nom ? Appel à l’action!

Profondément attaché à la liberté des citoyens-consommateurs européens, José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, tient à ce que ceux-ci gardent l’entière liberté de choisir les biens de consommation que les constructeurs leur suggèrent d’acheter à grand renfort de publicité. Et en fait une éblouissante démonstration par la voiture individuelle. Vous êtes invités (voir détails en bas d’article) à envoyer un mail à la Commission pour rappeler les commissaires à leurs devoirs.

Le Wall Street Journal consacrait, le 20 janvier dernier, un long article aux émissions de CO2 des voitures neuves en Europe (copie dans le fichier annexé). Monsieur Barroso n’a pas répondu favorablement à la demande d’interview des auteurs de l’article. Il a néanmoins daigné répondre à quelques questions écrites. Ce qui nous permet de mieux cerner la représentation que se fait le Président de la Commission européenne de la liberté à la mode européenne. Et d’en tirer d’utiles conclusions pour notre action.
Pour José-Manuel Barroso, « le choix des produits est l’affaire des personnes, en accord avec leurs propres besoins et préférences ». Abstraction faite des impératifs environnementaux et sociaux, semble-t-il. Et donc, « micro-piloter le choix des personnes en fonction d’un modèle de comportement supposé correct par des autorités morales auto-proclamées est contraire au concept européen d’une société libre. » Considérant qu’un exemple bien concret vaut mieux qu’un long discours, le Président de la Commission, en 2006, lançait une campagne de sensibilisation aux petits gestes pour sauver le climat (en tant qu’autorité morale auto-proclamée ?) alors que lui-même conduit (en tant que citoyen libre ?) un « tout-terrain urbain » VW Touareg dont les émissions de CO2 varient entre 259 et 355 g/km en fonction des versions.
Pas étonnant dans ces conditions qu’il freine des quatre roues (pourtant motrices sur son 4×4) pour empêcher la Commission de légiférer en matière d’émissions de CO2 des véhicules neufs. La Commission avait pourtant annoncé que si l’engagement volontaire des constructeurs européens ne menait pas aux réductions fixées des émissions de CO2, des objectifs contraignants seraient fixés. Une communication de la Commission en ce sens était attendue pour fin décembre 2006. Puis pour début janvier. Puis pour fin janvier. Puis pour début février… Selon des sources sûres à la Direction générale des transports de la Commission européenne, on n’a jamais vu un lobby industriel aussi féroce. Même les actions de lobbying pour amoindrir REACH font pâle figure… Ce qui explique que le projet proposé par le Commissaire à l’environnement Stravos Dimas (atteindre 120 gCO2/km à l’horizon 2012) ait été stoppé par le Président Barroso, dont on a vu quelles étaient les valeurs.
Il faut faire contrepoids au lobby mené par l’industrie. Et exiger des commissaires européens qu’ils se conforment à leurs engagements. Pour ce faire, nous vous invitons à envoyer (par mail) la lettre en annexe (après y avoir adapté la date, vos références et votre signature -vous pouvez aussi, bien sûr, la remanier) aux différents adresses listées ci-dessous. Avant le 31 janvier! Merci de bien vouloir également transférer l’information à vos connaissances.

Appel à l’action!!

Il vous suffit de cliquez ici pour envoyer votre mail à tous les destinataires souhaités.

Pierre Courbe

Mobilité