Mais que fait la police ?

Mais que fait la police ?

Question récurrente en matière d’environnement ?! Qui n’a jamais été déçu de voir que les infractions perdurent, alors même qu’elles sont connues de la police de l’environnement ?

La Police de l’environnement (DPE) a pour mission de constater les infractions environnementales, mais aussi de les rechercher. D’un côté elle instruit donc les plaintes et de l’autre, elle opère des contrôles d’office. En 1996, 65 % des enquêtes menées par la police de l’environnement avaient pour origine des contrôles d’office contre 38 % seulement en 2005. Le nombre de contrôles sur base de plaintes n’a, lui, pas tellement fluctué ; par conséquent, le nombre total d’enquêtes est passé de plus de 8000 à 4500 environ.

graphepolice.jpg

Source : Rapport analytique sur l’état de l’environnement wallon 2006-2007

Ce constat est dressé par le récent rapport analytique sur l’état de l’environnement wallon 2006-2007. La seule explication donnée à cet état de fait est la diminution des effectifs de la DPE. Des questions parlementaires sur le sujet, en 2006 et 2007, évoquent directement le manque d’effectif. Tant le Ministre de l’environnement que celui de la fonction publique font ce constat… et se renvoient la balle.

Une impatience bien légitime

Et en attendant, les associations de riverains confrontées à des nuisances s’impatientent. Bien légitimement ! Les infractions perdurent, et la crédibilité de la DPE s’effrite.
La nouvelle unité de répression des pollutions, mise en place par le Ministre de l’environnement, et bientôt le nouveau décret relatif aux infractions environnementales viennent cependant renforcer l’arsenal de lutte contre les nuisances et contre les dégradations de l’environnement. Pour l’instant, c’est wait and see ! On voudrait surtout see !