Moins 40% de gaz à effet de serre en Europe d’ici 2020, c’est possible !

Moins 40% de gaz à effet de serre en Europe d’ici 2020, c’est possible !

A quelques jours de l’ouverture du Sommet de Copenhague sur les changements climatiques, Friends of the Earth Europe a rendu publique une étude réalisée en collaboration avec le Stockholm Environment Institute qui démontre que l’Europe est en mesure de doubler ses réductions d’émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020. Selon cette étude, la diminution pourrait atteindre 40% par rapport à 1990, ce qui correspond à la revendication portée par Friends of the Earth et la Fédération à travers la campagne « Big Ask ».

Baptisée Europe’s Fair Share of the Climate Challenge : Domestic Actions and International Obligations to Protect the Planet, l’étude montre comment l’Europe peut réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40% d’ici 2020 et de 90% d’ici 2050 (par rapport aux niveaux de 1990). Une telle réduction serait en phase avec les recommandations de divers scientifiques et permettrait au Vieux Continent d’assumer pleinement sa responsabilité historique dans le réchauffement global.

Pour atteindre ces objectifs ambitieux, il convient de combiner des améliorations radicales en matière d’efficacité énergétique, un passage accéléré des énergies fossiles aux énergies renouvelables et des changements de comportements majeurs. Ainsi, la voiture individuelle ne devrait plus représenter en 2050 que 40% des déplacements effectués. La conjugaison de ces divers éléments devrait permettre de diviser l’emprunte carbone moyenne des Européens d’un facteur 8 par rapport à aujourd’hui.

L’étude estime le coût de ce scénario mais également celui de l’aide à apporter aux pays en développement pour leur permettre de s’adapter aux changements climatiques et y atténuer les impacts de ceux-ci.
Entre 2010 et 2020, l’effort mené sur le sol européen reviendrait à quelque 2 euros par jour et par personne, soit 2% du PIB des pays membres de l’Union. Le financement des pays les plus vulnérables demanderait quant à lui entre 150 et 450 milliards par an jusqu’en 2020, ce qui représente de 1 à 3 euros par jour et par personne ou 1 à 3% du PIB européen.

Cette étude a le mérite de démontrer la faisabilité de réductions domestiques massives d’ici 2050. Les montants à investir ainsi que l’ampleur et la vitesse des changements requis peuvent certes impressionner et faire douter mais on ne rappellera jamais assez que, comme l’a démontré le rapport Stern, le coût de l’inaction sera bien supérieur encore.

L’intégralité de l’étude est disponible à cette adresse :
www.sei-international.org/climateshareeurope

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