Nairobi – 12ème Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques

Résumé

  • Comme le confirme chaque nouveau rapport scientifique publié sur la question, il est extrêmement urgent d’agir à l’échelle mondiale pour lutter contre les changements climatiques. Reporter la mise en ½uvre de mesures drastiques – fut-ce de quelques années – augmentera considérablement les risques de ne pouvoir stabiliser la concentration de l’atmosphère en gaz à effet de serre à un niveau acceptable pour l’Homme et la planète, et impliquera de prendre des mesures plus complexes et plus coûteuses.
  • Le Protocole de Kyoto, définissant des objectifs chiffrés et contraignants de réduction d’émissions pour les pays industrialisés, est le seul cadre international réellement efficace pour réduire rapidement les émissions mondiales de gaz à effet de serre. Toute initiative internationale destinée à supplanter ce Protocole, telle que le Partenariat Asie Pacifique par exemple, représente une perte de temps et de moyens et nous détourne des véritables enjeux.
  • La période d’engagement de Kyoto portant sur 2008-2012, il est urgent de définir un agenda planifiant l’évolution future des discussions internationales et fixantun mandat clair pour les négociations de la prochaine COP/MOP. Ce processus devra conduire à l’élaboration d’une politique climatique ambitieuse et cohérente pour fin 2008 au plus tard. Il est en effet capital d’assurer une continuité entre les deux périodes d’engagement afin d’éviter les incertitudes, en particulier sur les marchés du carbone. Ce « Kyoto-bis » devra prévoir des objectifs de réduction cohérents avec l’objectif ultime de la Convention des Nations unies, qui prévoit de «stabiliser (…) les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique». Des réductions de 80% par rapport à 1990 pour les pays industrialisés offrent selon les scientifiques des chances acceptables de maintenir le réchauffement global sous la barre des 2°C, seuil au-delà duquel les conséquences seraient dramatiques et irréversibles.
  • De réels progrès devront être réalisés en matière de déforestation, ainsi que de stratégie d’adaptation aux changements climatiques. Il est urgent que le fond d’adaptation soit rendu opérationnel, et que le programme de travail quinquennal soit pleinement mis en oeuvre.
  • Enfin, les associations environnementales s’opposent à ce que soient reconnues dans les mécanismes flexibles des technologies dont le coût, l’efficacité et l’impact sur l’environement sont incertains. Le piègeage et le stockage du carbone, par exemple, détourne les moyens financiers devant être accordés prioritairement auax solutions éprouvées que sont l’efficacité énergétique et les sources d’énergie renouvelables.

Lire la position des associations d’environnement relative à la 12ième Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques à nairobi du 6 au 17 novembre 2006.

Alain Geerts

Communication & Mobilité