Négociations de Bali : cruciales pour le climat

8 décembre, mobilisation dans Bruxelles

Bruxelles, le 30 novembre 2007 – A quelques jours de la conférence des Nations unies à Bali, les associations environnementalistes et Nord Sud appellent les décideurs politiques à jeter les bases d’une politique climatique internationale ambitieuse et équitable. Quant aux représentants de la Belgique à Bali, il est essentiel qu’ils s’efforcent de garder l’Union européenne sur les rails qu’elle s’est tracée, à savoir: une réduction – dans les pays industrialisés – de 30% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020 (année de référence: 1990).

C’est du 3 au 14 décembre que les leaders politiques du monde se rassembleront à Bali pour y discuter de l’urgence d’une politique internationale en matière de lutte contre les changements climatiques. Les engagements pris dans le cadre du protocole de Kyoto se termineront en 2012 et c’est à Bali que la communauté internationale devra se prononcer sur un accord post-2012. Il est en effet capital que l’on réduise drastiquement les émissions de CO2 planétaires après 2012. Le prolongement de l’accord de Kyoto doit impérativement être prêt avant la fin 2009.

Ecouter la science

Pour les associations environnementalistes comme pour celles actives dans le secteur de l’aide au développement, il est impératif de tenir compte des avertissements de la science. C’est pourquoi, les leaders politiques de la planète doivent veiller au maintien de l’augmentation des températures planétaires sous les 2° C (par rapport à la période préindustrielle). Un défi qui se corse chaque jour davantage.

Cet impératif – qui est non seulement confirmé mais aussi renforcé par les rapports publiés par le GIEC (groupe d’experts des Nations unies chargés d’étudier les changements climatiques) – ne pourra être rencontré que si l’on arrête l’augmentation des émissions planétaires de gaz à effet de serre (GES) d’origine humaine avant 2015 et si l’on arrive ensuite à réduire ces émissions d’au moins 50% à l’horizon 2050 (l’année 1990 étant la référence).

Jeter les bases d’un nouvel accord

Ceci nécessitera le renforcement des engagements actuels et la contribution d’autres pays à l’effort international. Une politique climatique internationale digne de ce nom doit se construire en tenant compte des responsabilités historiques des pays industriels. Les pays du Sud ont moins contribué au déclenchement des déséquilibres climatiques mais ce sont eux qui en supporteront les conséquences les plus sévères.

Les pays industrialisés doivent être à la pointe de la lutte contre les changements climatiques et s’engager à réduire – comme le propose d’ailleurs l’Union européenne – les émissions de GES de 30% en 2020 et au minimum de 80% à l’horizon 2050, par rapport à 1990. Des pays en forte croissance comme la Chine ou l’Inde devront, eux aussi, accepter des objectifs contraignants tandis que d’autres pays en développement devront pouvoir s’engager sur base volontaire. Des nouvelles normes en matière de technologie et de coopération financière devront être développées pour permettre à ces pays de s’orienter vers un développement économique pauvre en carbone.
Le nouvel accord devra également porter toute l’attention voulue à l’impact de la déforestation sur les changements climatiques. A l’échelle planétaire, la déforestation contribue effectivement à un cinquième des émissions de gaz à effet de serre. Pour les pays du Sud, il faut également financer l’adaptation aux changements climatiques.

Négocier là-bas, se mobiliser ici

Les négociations de Bali seront pour de nombreuses associations et citoyens, l’occasion de se mobiliser pour une journée d’action internationale en faveur du climat, le 8 décembre prochain. En Belgique, cette mobilisation est chapeautée par la Coalition Climat qui regroupe quelque 70 associations. Un cortège sera organisé dans Bruxelles. Son objectif est d’inciter les décideurs politiques à prendre des mesures drastiques et socialement acceptables pour lutter contre les changements climatiques. La manifestation débutera à 14h30 à la gare de Bruxelles-Midi et se terminera au Mont des Arts où des stands proposant des solutions concrètes pour le climat (entre autres fournisseurs d’électricité verte) formeront un premier ‘marché climatique’. La journée d’action se terminera par un concert (ArtforEarth au Cirque royal). Toutes les infos utiles se trouvent sur le site www.8dec2007.be.

Contact :

A Bali :

 Stephanie Tunmore, Greenpeace International +62.8133.794.9705

 Jean-Yves Saliez et Mikaël Angé, Inter Environnement Wallonie, 0496/12.80.22.

 Brian Thomson, WWF International +41 79 477 35 53

En Belgique :

 Fawaz Al Bitar, Greenpeace, 0498/26.76.83

 Sam VandenPlas, WWF, 0485/95.22.01

 Brigitte Gloire, Oxfam Solidarité 02/501.67.53 ou 0494/58.86.06