Ondes électromagnétiques : les associations secouent l’Europe

Ondes électromagnétiques : les associations secouent l’Europe

Une vingtaine d’associations actives sur la problématique des OEM viennent d’interpeller les parlementaires européens sur la nécessité de renforcer le cadre législatif et la protection des consommateurs.

Si de nombreuses discussions ont eu lieu ces derniers temps sur les effets des GSM et des antennes sur la santé, une large gamme de radiofréquences électromagnétiques ont été ignorées : wifi, téléphones sans fils (DECT), etc. n’en sont que quelques exemples. Pourtant, les niveaux d’exposition qui en découlent sont loin d’être négligeables, comme l’attestent les études scientifiques de plus en plus nombreuses qui mettent en évidence des atteintes neurologiques ainsi que le développement de certains cancers. Nous avons, il y a peu, fait le point sur les WiFi.

Un consortium d’associations basées dans différents Etats-membres de l’Union dont, pour la Belgique, Teslabel et Beperk de straling, a donc interpellé les autorités européennes sur la nécessité de développer des normes de produits pour ces technologies, de manière à réduire l’exposition des citoyens – d’autant que les solutions techniques pour diminuer les niveaux et la durée d’exposition sont d’ores et déjà disponibles. De plus, la réduction de la puissance d’émission permettra de réduire la consommation d’énergie, rencontrant de cette manière tant les objectifs environnementaux que sanitaires[Les enjeux sociaux, liés notamment à l’exploitation du coltan, sont par contre bien loin d’être résolus – voir à ce sujet l’excellent reportage [« Blood in my mobile » sur arte]].

Les documents transmis aux parlementaires reprennent par ailleurs une série de suggestions visant à limiter les niveaux d’exposition des consommateurs européens. Les normes permettraient d’imposer aux produits mis sur le marché de réduire les émissions uniquement durant les appels téléphoniques, émissions par ailleurs limitées en intensité. L’utilisation des signaux analogiques – plutôt que digitaux – pour les babyphones doit être encouragée, ainsi que l’utilisation des produits « home-plug » (utilisant le réseau câblé électrique de la maison). Enfin, concernant internet, l’option sans fil doit pouvoir être désactivée facilement et ne pas être activée par défaut.

Cette interpellation « tombe à pic »: des mesures sont en négociation à l’heure actuelle dans le cadre de la réglementation Ecodesign. De telles mesures devraient clairement être introduites dans la réflexion à plus large échelle sur le cycle de vie des produits afin de réduire leurs impacts environnementaux et sociaux.

Extrait de nIEWs (n°88, du 17 février au 3 mars 2011),

la Lettre d’information de la Fédération.

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Valérie Xhonneux

Anciennement: Santé & Produits chimiques