Pacte écologique belge

Les associations porteuses s’étonnent des attaques du MR

Dans un communiqué de presse diffusé ce lundi, le MR s’est dit «d’accord avec le principe d’un Pacte écologique et sur ses objectifs» mais «s’oppose à certaines mesures qu’Inter-Environnment Wallonie propose d’y inclure». Pour argumenter son oppostion, le mouvement réformateur parle d’ «obscurantisme», «de raisons idéologiques» et d’un travail relevant «plus du fantasme que de la réflexion de fond».

Les organisations porteuses du Pacte écologique belge(1) s’étonnent de la violence de ces attaques qui semblent traduire une incapacité à mesurer l’importance des enjeux véhiculés par la problématique du réchauffement globlal.

Il convient avant toute chose de dissiper un malentendu: contrairement à ce que laisse entendre le communiqué du MR, le Pacte écologique belge n’est pas une initiative d’Inter-Environnement Wallonie mais un projet collectif nourri et porté par une plateforme associative regroupant les principales ONG environnementales francophones.

Les mesures proposées dans ce Pacte découlent d’une analyse faite par ces associations sur base de leur expertise acquise et confortée à travers plusieurs dizaines d’années d’expérience. Dans ce contexte, arguer que leur travail relève «plus du fantasme que de la réflexion de fond» serait risible si ce n’était insultant.

Si certaines des mesures proposées dans le Pacte écologique belge peuvent apparaître radicales voire extrêmes, c’est que la gravité de la situation à laquelle le planète est aujourd’hui confrontée exige effectivement des «remèdes de cheval». Si porter une tel message s’apparente à de l’obscurantisme, les plus éminents scientifiques et les climatologues constituant le GIEC (groupe d’experts des Nations Unies sur le Climat) doivent dès lors être eux aussi voués aux gémonies…

Sans présumer du discours que ce parti tiendra lors du «Grand oral» du Pacte écologique programmé le jeudi 24 mai, la diatribe du MR donne à penser qu’il n’a pas compris les bouleversements en cours et continue à développer son analyse autour de paradigmes dépassés. Car effectivement, si le mythe de la croissance infinie ne peut être contesté, si nos modes de production et de consommation ne peuvent être renégociés, le Pacte écologique est dangereusement révolutionnnaire. Mais le temps n’est plus à ce genre d’analyse; l’urgence écologique exige des mesures fortes et radicales. Elles passeront par la recherche et le développement de nouvelles technologiques respectueuses de l’environnement mais aussi par une adaptation de nos comportements aux limites de la Planète. Ne pas accepter aujourd’hui ce constat, s’est se préparer des lendemains qui déchantent…

Contacts :

Pierre Titeux, Attaché de presse : 0479.497.656 – p.titeux@iewonline.be
Jean-Yves Saliez, Secrétaire général d’Inter-Environnement Wallonie : 0476.999.603

(1) Les Amis de la Terre, l’APEREe, La Fondation Nicolas Hulot Belgique, Free, Greenpeace, Groupe One, Inter-Environnement Bruxelles, Inter-Environnement Wallonie, Natagora, le WWF.

Alain Geerts

Communication & Mobilité