Pandémie silencieuse

Les choses bougent en santé environnementale. Des médecins souhaitent que la législation REACH protège les enfants à naître des troubles du développement neurologique. Face au constat que des millions d’enfants concernés par des handicaps d’apprentissage et des retards mentaux doivent leurs déficiences aux substances chimiques, la Harvard School of Public Health parle de pandémie silencieuse.

L’appel des médecins est clair : il faut adopter une nouvelle approche préventive, qui reconnaisse la "vulnérabilité exceptionnelle du cerveau en développement" lors des tests et des contrôles des substances chimiques. La moitié des 202 substances identifiées comme toxiques pour le développement neurologique sont parmi les plus fréquemment utilisées. Les auteurs de l’étude publiée dans la revue médicale de haut niveau The Lancet requièrent que la législation REACH augmente le niveau de protection en incluant la toxicité pour le développement neurologique, actuellement absente des tests requis.

Harvard School of Public Health