Piste de ski du Val de Wanne à Trois-Ponts : skier belge ?

Trois-Ponts veut accueillir une piste de ski supplémentaire. Skier belge, ok si c’est sans risques pour l’environnement.

Namur, le 28 janvier 2005

Communiqué de Presse

Tourisme, Sport, Environnement

Piste de ski du Val de Wanne à Trois-Ponts : skier belge ?

OK si c’est sans risque pour l’environnement

Exploiter une piste de ski et favoriser le tourisme d’une région sont en soi des intentions louables, mais ne doivent pas faire oublier le respect des règles… Règles qui garantissent la pérennité de l’environnement de qualité dont jouit la commune de Trois-Ponts.

Depuis le début de la saison des sports d’hiver, la presse se fait l’écho des aménagements apportés à la piste de ski de Wanne à Trois-Ponts. En accord avec la commune, Monsieur Mollin, champion belge et promoteur du projet souhaite y développer un projet plus ambitieux : la création de la plus longue piste de ski alpin de Belgique, skiable 3 mois par an.
Aussitôt dit, aussitôt fait : 12 canons à neige sont installés, des cuves à eau de grande capacité sont placées, la zone agricole adjacente est transformée pour y accueillir un parking de 1000 places.
Mais le promoteur a-t-il demandé l’autorisation de construire et d’exploiter son projet auprès de la commune ? S’est-il assuré des conséquences de son projet sur l’environnement ?
Non et non ! Sous couvert d’une convention passée entre la commune et le promoteur, ce dernier se croit dispensé de toute autorisation.
Le CWATUP (code wallon de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme et du patrimoine) dispense de permis d’urbanisme les installations de ski pour autant qu’elles soient enlevées après 60 jours. Mais, un permis est bel et bien nécessaire lorsque les installations sont permanentes.
Et tel est le cas ici : il a fallu couler du béton pour ancrer au sol les canons à neige, terrasser et remblayer de la terre pour placer les cuves à eau et puis, le promoteur du projet a lui-même annoncé une exploitation de minimum 3 mois par an.
Un permis est également requis afin d’exploiter les installations. En effet, c’est par le biais de ces autorisations (le permis unique) que les autorités évaluent les risques qu’une telle activité peut comporter pour l’environnement et pour le cadre de vie des gens. Concrètement, l’évaluation des incidences du projet permettrait entre autres de s’assurer que la sécurité des cuves ne soit pas mise en doute , que les pompages d’eau dans le « Ruy du Bouyen » pour alimenter les canons à neige et les éventuels produits utilisés ne nuisent pas au site Natura 2000 de la « Vallée de l’Amblève entre Wanne et Coo ». Sans compter l’incidence du charroi généré par les 100.000 skieurs attendus et, de manière générale, l’impact du projet sur le paysage.
D’ailleurs, la police de l’environnement de Liège vient d’enjoindre au Bourgmestre de Trois-Ponts de cesser toute activité sur la piste de ski « pour des raisons de sécurité du public et d’absence de permis unique ».

Pour informations complémentaires:

IEW, Coralie Vial ou Thibaut de Villenfagne, 081/25 52 80 ou 0479/497 656

Alain Geerts

Communication & Mobilité