Programme de réduction des pesticides : attendu avec impatience

Le 09 décembre 2004

Communiqué de presse

Pesticides

Programme de réduction des pesticides : attendu avec impatience

Après avoir reporté son adoption à plusieurs reprises, c’est ce vendredi 10 décembre que le Gouvernement fédéral devrait finalement adopter son premier Programme de Réduction des pesticides. Au vu des réticences de certains, le Gouvernement osera-t-il adopter ce programme ?Et quel sera son contenu et ses ambitions ?Rappelons que selon la loi “normes de produits, l’échéance original d’adoption de ce plan a eu lieu il y a un an.

Les 4 fédérations régionales d’associations de protection de l’environnement demandent que, conformément à la loi « normes de produits » [[loi du 21 décembre 1998 relative aux normes de produits ayant pour but la promotion de modes de production et de consommations durables et la protection de l’environnement et de la santé]], le gouvernement, avec le soutien de tous les partis, adopte d’ici la fin de l’année un programme ambitieux de réduction des pesticides.

Pour les fédérations, ce type de programme est nécessaire afin de réduire la dépendance aux pesticides et donc de diminuer le risque général résultant de la contamination par les pesticides des eaux, des sols, de l’air et de la chaîne alimentaire. Les effets néfastes des pesticides sur l’environnement et la santé humaine sont en effet aujourd’hui largement documentés. Nous croyons, comme la plus grande partie de la population que les responsables politiques o­nt le devoir de protéger les organismes vivants, les agriculteurs, les consommateurs et la population en général.

Un tel plan doit donc adopter des mesures destinées à réduire l’utilisation des pesticides mais aussi à favoriser le développement des méthodes non-chimiques de maîtrise des organismes.

Des mesures économiques doivent également être adoptées afin que soit pris en compte les coûts que les pesticides occasionnent à la collectivité et donc au contribuable notamment en terme de dépollution des eaux et de santé publique. Les 4 fédérations plaident donc pour une taxation supplémentaire sur les pesticides. Cette taxation doit être suffisamment forte pour inciter les utilisateurs à réduire leur utilisation de pesticides de manière significative.

A l’heure où plusieurs pays de l’Union Européenne, dont l’Allemagne et les Pays-Bas, appliquent déjà un programme de réduction de pesticides et arrivent pour certains à des diminutions allant jusqu’à 50%,il est grand temps que la Belgique prenne aussi ses responsabilités.

Pour information :

Anne Thibaut : 081/255280 – 0479/497 656

Alain Geerts

Communication & Mobilité