Renforcement du parc éolien de la zone Princesse Elisabeth à la veille du sommet sur le climat à Glasgow

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Les organisations de protection de la nature et de l’environnement Bond Beter Leefmilieu, Greenpeace, Inter-Environnement Wallonie, Natuurpunt et WWF-Belgique réagissent positivement à la décision du gouvernement fédéral d’étendre la capacité d’énergie éolienne en mer dans la zone Princesse Elisabeth. Cela permettra à notre pays de réduire drastiquement ses émissions de CO2 dans les années à venir, et c’est un signal positif à l’aube du Sommet international sur le climat (COP26), qui débutera dans deux semaines à Glasgow. Cependant, les organisations de protection de la nature et environnementales soulignent que des mesures sont nécessaires pour limiter l’impact sur le milieu marin, car une grande partie de la zone est située dans une zone protégée Natura 2000.

Les parcs éoliens de la zone Princesse Elisabeth seront dotés d’éoliennes plus puissantes. La capacité pourra ainsi passer d’environ 2000 MW à un maximum de 3500 MW. Avec la zone existante, la capacité éolienne offshore passera alors à 5800 MW. La nouvelle zone produira annuellement plus d’électricité que deux grandes centrales nucléaires et réduira considérablement notre dépendance aux centrales à gaz. D’ici 2028, cela baissera significativement les émissions de CO2 et contribuera à la sécurité d’approvisionnement et à la stabilisation des prix de l’électricité.

Dans le même temps, les organisations de la nature et de l’environnement soulignent l’importance de mesures qui minimisent l’impact cumulatif de ces éoliennes (toujours plus nombreuses), des îles énergétiques et d’autres activités (économiques) sur le milieu marin. L’impact d’un éventuel îlot énergétique, pour acheminer l’énergie générée jusqu’à la terre ferme, doit être mis en balance avec des alternatives telles que les plateformes de transformation. Lorsqu’une telle infrastructure est implantée, il faut également maintenir une distance suffisante par rapport à la zone Natura 2000 protégée par l’Europe, en particulier pour éviter l’impact sur les précieux lits de gravier.

Il est donc nécessaire de poser des conditions dès la conception des infrastructures offshore pour protéger et renforcer au maximum la biodiversité de la mer du Nord. Plus tôt cette année, les organisations de protection de la nature et environnementales ont conclu une déclaration d’intention avec le secteur de l’éolien offshore et appellent les décideurs politiques à inclure ces conditions dans les prochains appels d’offres.

Note :

Lettre d’intention « La nature dans les parcs éoliens offshore », juin 2021 : https://wwf.be/fr/communiques-de-presse/energie-eolienne-en-mer-du-nord-et-protection-de-la-nature-peuvent-aller-de

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