Sortie progressive du nucléaire en Belgique

La Belgique doit sortir du nucléaire parce que cette énergie n’est pas durable et qu’elle constitue un frein important au développement des énergies renouvelables.

Sortir du nucléaire : une nécessité

La Belgique va-t-elle enfin sortir du nucléaire ? o­n parle du démantèlement des 7 réacteurs belges entre 2014 et 2025. IEW s’en réjouit et rappelle l’importance des coûts cachés du nucléaire (démantèlement des centrales, gestion des déchets…). Il faut savoir que le nucléaire engloutit l’essentiel des investissements de recherche en matière d’énergie au détriment des énergies renouvelables ! Les pays recourant massivement à l’énergie nucléaire sont aussi ceux qui maîtrisent le moins leur consommation d’énergie, ce qui n’est pas un hasard puisque les réacteurs ne peuvent pas moduler leur production.

De nombreuses incertitudes pèsent encore sur le nucléaire : gestion de déchets extrêmement dangereux pendant des millénaires, risques d’accident (Tchernobyl), danger terroriste… Les accords de Kyoto sont formels : non au nucléaire. D’abord, c’est un leurre puisque les réserves d’uranium sont estimées à 65 ans à peine. Ensuite, le rendement des réacteurs n’est, au mieux, que de 30% !

IEW demande donc qu’un programme de maîtrise de la consommation d’énergie soit coordonné entre les différents niveaux de pouvoir, que les sommes dégagées du nucléaire soient investies dans l’efficience énergétique, la maîtrise de la consommation et le développement de la cogénération et des énergies renouvelables.

Remarque : aujourd’hui, la saga est loin d’être terminée et ce qui avait été décidé par le gouvernement arc-en-ciel risque bien d’être remis en cause par le gouvernement actuel. Affaire à suivre, donc.

Mai 2002

Alain Geerts

Communication & Mobilité