Triste Printemps européen pour le climat

Triste Printemps européen pour le climat

Réunis hier et aujourd’hui pour leur Sommet de Printemps, les chefs d’Etat européens ont abordé la question du financement de la lutte contre les changements climatiques. S’ils se montrent d’accord sur la nécessité d’apporter un soutien financier aux pays en développement dans le cadre de cette lutte, aucune indication quant à la hauteur de l’engagement financier n’a été avancé.

Les décisions les plus importantes semblent être repoussées en juin. Trois mois vont donc être à nouveau perdus dans la recherche d’un accord mondial sur le climat. Mais il y a plus grave: en l’absence d’engagements financiers clairs de l’Union Européenne et des autres pays industrialisés, les pays en développement hésiteront à rejoindre les négociations de Copenhague.

Les besoins sont énormes: au moins 110 milliards d’euros (dont au bas mot 35 milliards de l’UE) d’ici 2020[[La contribution financière à l’horizon 2020 devrait couvrir les postes suivants :

 ¤40 milliards par an pour orienter les pays en voie de développement vers un système énergétique basé sur les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.

 ¤30 milliards par an pour stopper la déforestation via la création d’un fonds ‘forests for climate’. Tous les détails quant à ce mécanisme de financement : www.greenpeace.org/forestsforclimate;

 ¤40 milliards par an pour aider les pays les plus vulnérables à s’adapter aux changements climatiques.]] pour lutter efficacement contre les changements climatiques dont ces pays sont les principales victimes sans en être responsables.

Pour la Fédération, ces nouvelles tergiversations représentent un mauvais signal auprès de la communauté international et il n’est plus tolérable de perdre du temps sur cette question.

Il est du devoir des chefs d’Etat européens de proposer un plan concret de financement de la lutte contre le changement climatique avant la fin de la présidence tchèque. L’Union doit prendre ses responsabilités, reprendre son rôle moteur sur cette enjeu capital et impulser un accord mondial sur le climat consistant à Copenhague.